Journée mondiale du refus de la misère à Reims : un collectif dénonce le discours de façade

Une vingtaine de personnes se sont mobilisées à Reims à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. Elles ont voulu dénoncer le fossé entre le discours officiel de la municipalité et la réalité de la pauvreté.

© Claudine Crenn
Côté pile : la Ville de Reims organise ses assises de la Solidarité, deuxième édition à l'occasion de la Journée de la misère. Une volonté du maire Arnaud Robinet pour "impulser de nouvelles synergies entre les acteurs au service des plus fragiles". 

Côté face : une vingtaine de membres du collectif Reims Exil Solidarités mobilisés à l'extérieur du Stade Auguste Delaune. Ces manifestants n'étaient pas très nombreux, mais ils souhaitaient dénoncer le fossé entre le discours officiel et la réalité de la misère à Reims.  
 
© Claudine Crenn

Le collectif Reims Exil Solidarités est fortement mobilisé autour de la question des migrants à Reims. Il a d'ailleurs ouvert une "maison des migrants" accueillant aujourd'hui une quarantaine de personnes. Une situation précaire puisque l'immeuble est prêté jusqu'à décembre. A l'approche de l'hiver, la situation devient urgente selon les bénévoles.
    
Ce mercredi, journée dédiée à la misère, le collectif a voulu dénoncer "la posture méprisante de cet humanisme qu'il [Arnaud Robinet] étale volontiers face aux médias". Il insiste sur "l'urgence d'une situation qui accroît une réelle souffrance et qui, à l'approche de l'hiver, met en péril des familles entières".  

> Revoir ici le reportage réalisé sur la Maison des migrants 
 
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