Les parents d'élèves intoxiqués à Fère-Champenoise épuisés de ne pas avoir de réponses

Une réunion avec le préfet de la Marne, l'ARS et les services de l'ATMO a été organisée ce lundi 24 juin concernant les intoxications survenues ces trois dernières semaines à Fère-Champenoise.

Ce lundi 24 juin s'est tenu une réunion informative sur l'avancée des recherches concernant les nombreuses intoxications survenues au cours des dernières semaines à Fère-Champenoise (Marne). Sur place, aux côtés du préfet, de l'ARS (agence régionale de santé) et des services de l'ATMO, seuls les parents d'élèves concernés ont pu entrer.

Devant la porte, les autres habitants de la commune, comme la presse, se sont vus refuser l'entrée par la police municipale. Une situation qui en a frustré plus d'un : "j'ai ma fille qui a été touchée. Elle a 28 ans, elle s'occupait des enfants. Si on n'a pas le droit d'entrer, c'est qu'on n'a pas le droit de savoir", s'énerve un homme refoulé à l'entrée. Si le pourquoi du comment n'a toujours pas été révélé, il a été annoncé sur place que d'autres réunions seraient organisées et que les analyses allaient continuer.

Le préfet fait le point

En sortie de réunion, le préfet de la Marne, Henri Prevost, a déclaré : "on a un fait un point général sur l'ensemble des causes que nous avons cherché avec les spécialistes. De façon scientifique, il faut ouvrir les différentes portes et ensuite d'éliminer une à une les causes qui peuvent provoquer ce genre de symptômes. Chacun est venu présenter l'analyse de la situation et l'absence de relevés inquiétants sur les données qu'ils ont pu collecter".

"On ne connaît toujours pas l'origine. On a levé énormément de causes possibles, notamment de causes graves, puisqu'on a ciblé le plus préoccupant. On a ciblé des dizaines de molécules. On a pu, lors du dernier épisode, prélever l'air directement où les enfants avaient les symptômes, et l'ensemble de ces éléments n'ont pas remonté de signaux inquiétants", poursuit-il.

La santé des enfants "pas menacée" selon les médecins et l'ARS

Qu'en est-il de la suite ? "Il y a encore quelques résultats, qui sont marginaux, qui devront être communiqués la semaine prochaine. Par ailleurs, il y a un suivi médical qui a été fait. On a vu qu'il y avait beaucoup de questions autour de ce suivi, donc on va continuer d'accompagner les parents en lien avec les professionnels de santé de ce territoire. C'est pour cela que l'ARS échange en ce moment avec l'ensemble des praticiens de santé : les maisons de santé, les médecins de famille, qui vont aussi être sensibilisés à l'accompagnement pour être attentif à tout symptôme, tout signe. L'objectif, c'est d'essayer de reprendre une vie normale dès que possible", développe le préfet.

Concernant la scolarité, "les enfants vont continuer d'aller à l'école, sauf pour les maternelles qui sont accueillis en périscolaire. L'objectif, c'est de pouvoir retourner à l'école avant la fin de l'année scolaire, dans moins de deux semaines. On est en train de regarder avec monsieur le maire, ce serait sans doute à partir de jeudi (27 juin)". Malgré la batterie d'examens mis en place, il n'est tout de même "pas à écarter que l'on ne trouve pas de cause", prévient Henri Prevost, qui conclut que "selon les médecins et l'ARS, la santé des enfants, qui ont des symptômes très courts, n'est pas menacée". La préfecture a ensuite confirmé que les écoles allaient bel et bien rouvrir jeudi car les différents examens révèlent qu'elles ne représentent pas de danger.

Les parents d'élèves dans l'attente de réponses concrètes

Les parents d'élèves invités à cette réunion, eux, attendent surtout des réponses concrètes : "on veut savoir ce qu'il se passe, et quelles solutions seront mises en place pour la suite. Je vois qu'il y a quand même des efforts qui sont déployés, qu'ils ont mobilisé pas mal de pompiers, mais l'important, c'est ce qui sera fait par la suite", souffle un père inquiet de la situation.

Chez certains, l'attente est aux réponses, même si l'espoir n'est plus trop de la partie. "Je pense qu'on ne saura jamais la vérité. L'ARS ne fait plus de recherches sur les enfants. Pour tous les enfants hospitalisés la semaine dernière, ils n'ont fait ni prise de sang, ni analyse d'urine. J'aimerais une vraie réponse, mais je ne m'attends pas à un miracle", lance la mère de deux enfants touchés par les symptômes.

Pour le moment, plusieurs pistes ont été écartées : l'intoxication alimentaire, l'intoxication au monoxyde de carbone, une contamination d'une fontaine à eau, la présence de produits chimiques, l'allergie au pollen ou encore l'impact des activités agricoles ou industrielles.

Plus d'informations à venir.

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