Reims : "un cycliste sur trois mal éclairé", l'association Vél'oxygène distribue ses lumières

Pendant trois soirées, l'association Vél'oxygène apporte un peu de lumière aux cyclistes encore mal équipés à Reims. Une opération de sensibilisation qui débute ce vendredi 18 décembre.

De nombreux étudiants et livreurs à vélo ont bénéficié ce vendredi soir des lumières de Vél'oxygène.
De nombreux étudiants et livreurs à vélo ont bénéficié ce vendredi soir des lumières de Vél'oxygène. © Isabelle Griffon / France 3 Champagne-Ardenne

A vélo, bien voir et être vu, c'est vital. Tel est le mot d'ordre de l'opération "Cyclistes Brillez" qui est lancée ce vendredi 18 décembre, de 17 à 19 heures, à Reims. Place Cérès, une douzaine de bénévoles de l'association Vél'oxygène sont allés à la rencontre des cyclistes pour distribuer gratuitement des petites lumières et réflecteurs à ceux qui en sont encore dépourvus.

"Selon nos observations, un cycliste sur trois roule encore sans éclairage à Reims, remarque François Stoltz, le président de cette association militante. On progresse car, il y a 4-5 ans, on en était plutôt à un cycliste sur deux, mais on peut faire encore mieux, car c'est toujours un tiers de trop. Certains ne s'aperçoivent pas du danger que cela représente."

Davantage d'accidents la nuit

Dès le passage à l'heure d'hiver, les journées raccourcissent, la luminosité diminue et la météo est moins clémente, ce qui rend les usagers du vélo particulièrement vulnérables. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, le risque pour un cycliste d’être victime d’un accident est trois fois plus élevé que pour un automobiliste. Le risque d’être gravement blessé, seize fois plus élevé. D'après la Sécurité routière, 21 % des cyclistes tués ou blessés le sont la nuit. D'où cette opération nationale reprise chaque année par Vél'oxygène.

Initialement prévue début novembre, elle a dû être repoussée d'un mois suite au confinement. "Mais nous tenions à la maintenir car c'est une belle opération qui nous permet de discuter avec les cyclistes de Reims, explique François Stoltz. On essaie d'arrêter ceux qui sont mal équipés, mais ce n'est pas toujours simple, il y en a qui ne veulent pas s'arrêter, soit parce que ça ne les intéresse pas, soit parce qu'ils sont pressés. Nous cherchons notamment à sensibiliser les livreurs de plats préparés qui très souvent sont sans lumière et sans habits réfléchissants."

© Sécurité Routière

400 kits d'éclairage à distribuer

Cette distribution de kits d'éclairage sera renouvelée aux mêmes heures le lundi 21 décembre devant l'office de tourisme rue Libergier, ainsi que le mardi 22 décembre place d'Erlon. En tout, 400 kits d'éclairage fournis par la Sécurité routière, partenaire de l'opération, seront distribués aux cyclistes qui le souhaitent.

Il faut notamment informer les nouveaux usagers de la bicyclette des dangers de rouler la nuit. Car ceux-ci sont de plus en plus nombreux dans les rues de l'agglomération rémoise. "Il y a un vrai engouement, notamment chez les plus jeunes, confirme le président de Vél'Oxygène. En un an, selon nos comptages, le nombre de cyclistes a augmenté de presque 50%."

Eclairage obligatoire

L'éclairage public ne suffit pas pour être vu, notamment lorsqu'il pleut et que les phares des voitures font briller la route. L'association rappelle que "que tout vélo doit être équipé d'un phare à l'avant, d'un feu rouge à l'arrière et de catadioptres sur les pédales et les roues". En l'absence de ces équipements, le cycliste risque une contravention de première classe, soit une amende de 11 euros qui peut grimper jusqu'à 38 euros.

Le gilet fluo est obligatoire pour le cycliste mais aussi son éventuel passager seulement hors agglomération "la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante", précise le code de la route. Vél'oxygène incite cependant à le porter en ville et conseille d'éviter les vêtements sombres. 

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