"Reims veut des arbres" : un groupe Facebook pour adapter la ville aux périodes de canicule

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Écrit par Johanna Albrecht
La transparence des élus : un sujet de la campagne 2020 à Reims ?
La transparence des élus : un sujet de la campagne 2020 à Reims ? © Xavier Clayes / France 3 Champagne-Ardenne

Face au réchauffement climatique et à la multiplication des canicules, des Rémois se mobilisent sur les réseaux sociaux. Le groupe Facebook "Reims veut des arbres" réuni plusieurs centaines d'internautes. Ils veulent végétaliser la ville pour atténuer la chaleur quand la météo s'emballe.

Comme de nombreux Rémois, Arnaud Steffen n'a pas très bien supporté la canicule qui s'est abattu sur la cité des sacres à la fin du mois de juillet 2019. "Il y avait un courant d'air chaud, vraiment très violent, limite brûlant" se souvient-il. Dans son agence de communication, avenue de Laon, le thermomètre est grimpé haut. Au-delà des 40 degrés, du jamais-vu. 

Le soir, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose pour réduire l'impact de la chaleur
- Arnaud Steffen, créateur de la page Facebook "Reims veut des arbres"


Après quelques jours de réflexion, c'est vers les réseau sociaux qu'il s'est tourné. Une fois la vague de chaleur passée, le dimanche 28 juillet, il a créé la page Facebook "Reims veut des Arbres". "Le réchauffement climatique est en route, on est en train d'en subir les conséquences, et on ne peut pas l'arrêter" explique-t-il "mais on peut essayer d'en atténuer l'impact". Et pour lui, la meilleure manière d'atténuer les effets d'îlots de chaleurs, quand les infrastructures et le bitume des villes font monter le thermomètre, c'est d'y implanter des arbres : "Ce sont des climatiseurs naturels". En effet, en plus de dépolluer l'air de son CO2 et de générer des zones d'ombres, les arbres apportent de la fraicheur grâce à l'eau qu'ils contiennent, et qui s'évapore lorsqu'il fait chaud.

Sur cette page, les internautes se sont déjà partagés des liens vers des articles sur les méthodes de végétalisation urbaines, des exemples dans d'autres villes, et des conseils pour agir à leur propre échelle. "Le but, ce n'est pas simplement de râler, mais aussi d'être positif et d'être constructifs" commente-t-il. D'ailleurs, il en a lui-même appris plus sur cette thématique. 

Une personne a posté un lien vers un site web qui parle de la végétalisation des toits. C'est tout bête mais ça permet de réduire la chaleur et aussi le froid en hiver. Ça permet aussi de créer un espace pour la biodiversité, des oiseaux peuvent venir se nourrir.
- Arnaud Steffen, créateur de la page Facebook "Reims veut des arbres"

L'une des découvertes soumises par un Rémois : la possibilité de végétaliser soit-même une partie de sa façade. "On peut demander à ce que la ville fasse une expertise et elle fournit même les plantes" raconte-t-il "la ville enlève du bitume au pied de l'immeuble et on peut planter".
 - L'un des liens partagés sur la page Facebook "Reims veut des Arbres", vers le dispositif de la ville pour végétaliser les façades -

Si Arnaud Steffen prend soin de ne pointer personne du doigt, difficile de ne pas déceler en creux une critique de certaines des décisions qui ont été prise ces dernières décennies en matière d'aménagements urbains. Notamment concernant l'installation du tramway avenue de Laon. "il n'y a plus beaucoup d'arbres" regrette-t-il. "Il y en avait des très beaux il y a 10 ans avant que le tramway arrive, ils ont été coupé et ils n'ont pas tous été remplacé". Plus récemment, les travaux entrepris dans le centre-ville et sur le nouveau parvis de la mairie ont d'ailleurs suscité des critiques, pour leur manque de végétation et la grande place laissée au minéral dans ces projets.

 

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