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En 2019, Citroën célèbre son centenaire. L’occasion de rencontrer Vincent Busson, horticulteur à la retraite. Il possède cette 2CV Fourgonnette depuis 3 ans. Il n'a jamais possédé de 2CV auparavant et rattrape le temps perdu avec un immense plaisir, lui qui collectionne les Citroën depuis 30 ans.
 

La 2CV fourgonnette a la bouille d’une petite dame discrète qu’on connaît depuis longtemps et qu’on a plaisir à saluer quand on la croise sur son chemin. Elle reste familère et inspire toujours de la sympathie. Quand Vincent roule en ville, il n'est pas rare que des passants lèvent le pouce en signe d'approbation ou qu'ils engagent la conversation quand il s'arrête à la pompe à d'essence. "Il y a toujours un petit grand-père pour me raconter les bêtises qu'il a faites dans une 2CV ou pour me décrire comment cette dernière a terminé comme poulailler, raconte le collectionneur. C'est plein de souvenirs pour tout un tas de gens ! Même les jeunes s’y intéressent, ils me  posent beaucoup de questions, me demandent des infos et rêvent d’en posséder une. Cette voiture est un mythe pour toutes les générations."  
 

Pour profiter de la photo 360°, faites tourner l'image ci-dessous

S'il possède cette 2 CV AZU 250 seulement depuis 3 ans, Vincent connaît l'auto depuis beaucoup plus longtemps. Elle a appartenu à un ami vétérinaire, décédé aujourd'hui. Pour Vincent, "pas question de voir partir ce véhicule familier je ne sais où". Il propose à son fils de l'acheter. 
Son ami Jean-Paul l'a commandée neuve en 1971 et a toujours roulé avec. Ce dernier qui ne jure que par la marque Panhard, lui explique que cette 2CV est l'une des toutes dernières assemblées dans les usines Panhard de la rue d’Ivry à Paris. Cette marque française a été reprise par Citroën en 1965. Dès lors, l'usine parisienne aura pour mission de fabriquer les 2CV fourgonnettes.

Le modèle de Vincent comporte quelques bizarreries anachroniques comme les feux arrières qui semblent appartenir à un modèle antérieur. D’après le rémois "Dans les années 70, Citroën connaît des difficultés financières et il n'est pas rare à l'époque que le constructeur assemble des modèles avec des pièces issues de stocks d'anciens modèles, on ne gaspille pas" Vincent est toujours à la recherche des documents d'achat du véhicule pour comprendre exactement l'état d'origine de sa 2CV. 

La 2CV Fourgonnette en 10 photos

La 2CV Fourgonnette en 10 photos

Une carrière de 27 ans

La 2CV fourgonnette est apparue en 1951, trois ans après la berline avec pour objectif  de transporter deux personnes avec 150 kg de bagages grâce à une puissance de 12 ch ! Elle a très vite été adoptée par les services postaux, l’administration et les artisans de toute la France. Sa puissance augmente au fil des années, sa carrosserie évolue, sans véritablement perdre son caractère.
Une version à empattement allongé est proposée à partir de 1963 (les versions AK) afin de faire face à la concurrence de la Renault 4. Au milieu de l'année 1970, la carrosserie évolue avec une partie fourgon surélevée de 20 cm, des feux clignotants sur les ailes et de grosses nervures sur la tôle ondulée.
En fin de carrière apparaissent des phares carrés ainsi que des ceintures de sécurité à enrouleur à l’avant. La production s’arrête en 1978. La 2CV fourgonnette est remplacée par l’Acadiane, une Dyane fourgonnette tout simplement.
En 27 ans, un million deux cents cinquante mille fourgonnettes sont vendues pour une production totale de plus de 5 millions de 2CV.

La 2CV Fourgonnette de Vincent en vidéo

 

 

Utilitaire toujours

Vincent trouve plein de qualités à sa "deudeuche" : " Le volant est très grand, le moteur est bruyant, ça craque un peu de partout et ça sent mauvais. Elle ne roule pas vite, on a l'impression de rouler à 80 quand on est à 40.

 "Il ne faut pas être pressé, c'est vraiment le plaisir de rouler en voiture ancienne !"

Le collectionneur explique qu’il n'est pas du genre à trop bichonner sa voiture et la regarder scintiller dans le garage. Il l’utilise dès qu’il peut pour transporter des objets, déplacer du bois ou se balader en ville, qu’il vente ou qu’il pleuve. Il préfère garder cet utilitaire dans sa fonction originelle, dans son jus et en profiter à fond. La voiture a connu une nouvelle peinture il y a quinzaine d’années, Vincent a changé les sièges. Juste l’entretien nécessaire pour garder une auto en bon état mais à l’aspect authentique. 

 
© Xavier Claeys / France 3 Champagne Ardenne
© Xavier Claeys / France 3 Champagne Ardenne

Une première voiture à collectionner ?

Pour Vincent, la  2CV est la voiture idéale pour débuter dans la collection de voitures anciennes : "Elle est répandue et son prix est accessible. On en trouve à partir de 2, 3 ou 4000 € selon l'état. Elles sont assez faciles à rénover parce que l'on trouve toujours les pièces d'occasion A à Z dans les bourses d'échanges ou neuves dans les magasins spécialisés et sur Internet."  
Pour les bricoleurs, ce n'est pas trop compliqué :"Le moteur on le démonte, il n’y a que quatre boulons, on le met sous le bras pour le poser sur la table de la cuisine !" s'amuse Vincent qui n’est pas un as de la mécanique. Et pour les jeunes, elle est facile à conduire,  « difficile de se retourner avec »  Alors avis aux amateurs, il n’y a plus qu’à se lancer !
  
Archives de 1975 :  la 2CV Spécial,  toujours l'idole des jeunes !