CARTE. Les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale au patrimoine mondial de l'Unesco

L'Unesco a entériné ce 20 septembre 2023 à Riyad (Arabie Saoudite) l'inscription de 139 sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale au patrimoine mondial situés en Belgique et en France. Les sites français sont pour l'essentiel situés dans les Hauts-de-France et le Grand Est.

C'est l'aboutissement d'un travail entamé il y a de nombreuses années. L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a validé ce mercredi 20 septembre 2023 l'inscription de 139 sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale au patrimoine mondial.

Ces derniers sont situés à la fois en France et en Belgique. Les deux pays avaient mené un travail conjoint pour défendre cette inscription. Parmi ces sites, on peut citer le cimetière allemand d'Apremont dans les Ardennes, la nécropole et ossuaire de la Gruerie à Saint-Thomas en Argonne ou encore le mémorial de Dormans, dans la Marne.

La liste des 139 lieux retenus par l'Unesco souligne bien le caractère mondial du conflit. On y retrouve par exemple un cimetière polonais à Aubérive (Marne), un cimetière russe à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne), ou encore le plus grand cimetière chinois de France, à Noyelles-sur-Mer (Somme), où sont inhumés 842 Chinois qui travaillaient pour l'armée britannique à l'arrière du front.

"Un pas vers une reconnaissance mondiale"

Les sites funéraires, répartis entre Flandres, Wallonie, Nord et Nord-Est français, incarnent l'horreur du premier conflit mondial, qui fit 10 millions de morts issus de 130 pays, et 20 millions d'amputés, selon des données fournies à l'AFP par le ministère français de la Culture.

Cette inscription au patrimoine mondial devrait sans aucun doute donner un nouveau coup de projecteur à ces sites mémoriels. "Être classé au patrimoine mondial, ça veut dire 30% de fréquentation en plus", assure Olivier Gérard, directeur de l'ossuaire de Douaumont (Meuse) où reposent les restes de 130.000 soldats inconnus tués pendant la bataille de Verdun, interrogé par France 3 Lorraine.

"Je pense qu'on ne mesure pas bien la décision du comité du patrimoine mondial à l'heure actuelle, parce que c'est vraiment un pas vers une reconnaissance mondiale, pour la tragédie qu’a été la Première Guerre mondiale", affirme de son côté Franck Viltart,  chef de service Mémoire Conseil départemental de l’Aisne, questionné par France 3 Hauts-de-France.

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