Culture : quel avenir pour les festivals après la circulaire de Gérard Collomb ?

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, est l'auteur d'une circulaire signée en mai 2018 qui risque de menacer de nombreux festivals français. En cause : la facturation aux organisateurs du déploiement des forces de l'ordre. 
 

Le groupe strasbourgeois Amoure s'est produit sur la Scène du Michel au bord de l'eau.
Le groupe strasbourgeois Amoure s'est produit sur la Scène du Michel au bord de l'eau. © Marine Schneider
La France est une terre de festivals et n'a pas à rougir des 1 850 manifestations culturelles annuelles qu'elle propose. Du côté des festivals musicaux la Grand Est n'est pas en reste avec le Nancy Jazz Pulsations à Nancy, le Cabaret Vert à Charleville-Mézières ou encore la Foire aux Vins de Colmar

La majorité des rendez-vous musicaux fonctionnent avec des moyens réduits et existent grâce au travail sans relâche des bénévoles.Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, est l'auteur d'une circulaire qui risque de menacer de nombreux festivals français. 

Cette circulaire signée en mai 2018 prévoit de facturer aux organisateurs le déploiement des forces de l'ordre.  
Claude-Jean Antoine, président du Nancy Jazz Pulsations s'est exprimé dans Vosges Matin :

Au-delà du modèle économique fragile des festivals, se pose la question de savoir si la sécurité publique reste ou pas une mission régalienne du ressort de l’État.

Il deviendrait donc problématique de faire la distinction entre les missions non facturables de type menaces terroristes et les missions qui ont un lien direct avec l’organisation des événements. Ce surcoût pourrait être fatal pour la trésorerie de certains festivals. 

Jack Lang était l'invité de France Inter mardi 3 juillet, et il n'a pas hésité à exprimer son mécontentement vis-à-vis du ministre de l'Intérieur. 

Je ne comprends pas que Gérard Collomb qui a été un si bon maire pour la culture soit un aussi désastreux ministre de l'Intérieur pour les arts. 

La menace plane sur les petites structures, mais également sur les grands festivals qui avaient déjà des dépenses de sécurité élevées.

Le fonds d’urgence créé par le gouvernement Cazeneuve est passé de quinze millions de subventions annuelles à quatre millions pour l'année 2018. Il ne sera pas reconduit en 2019. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
njp - nancy jazz pulsations culture musique