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Nancy : à deux jours de Noël, le désarroi des commerçants après les violences

 Pour les commerçants, la fréquentation est quelque peu en berne à Nancy / © Photo : Yves Quéméner, France 3 Lorraine
Pour les commerçants, la fréquentation est quelque peu en berne à Nancy / © Photo : Yves Quéméner, France 3 Lorraine

Le cortège a défilé dans les rues du centre-ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle), alors que de très nombreuses personnes effectuaient leurs achats de Noël. Dimanche 23 décembre, les commerçants ont le moral en berne après les violences qui ont émaillé la manifestation des gilets jaunes.

 

Par Yves Quemener

Environ 2000 personnes ont défilé dans les rues de Nancy samedi 22 décembre. Des "gilets jaunes" qui se sont ensuite rassemblés Place Stanislas.
En fin d'après-midi, ils ont remonté la rue Saint-Jean, la principale rue commerçante de Nancy (Meurthe-et-Moselle) bloquant la circulation des Tramways. 

Les gendarmes ont chargé place Maginot, devant les magasins. Après une période de confinement, les clients des magasins la Fnac et le Printemps sont rentrés chez eux.

Des "manifestants particulièrement véhéments" qui ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Elles ont répliqué à l'aide de gaz lacrymogènes.

Mais dimanche 23 décembre 2018, à deux jours de Noël, pour les commerçants le constat est très amer. Un sentiment mêlé d'agacement et d'inquiétude pour Sébastien Duchowicz, président des vitrines de Nancy.


On ne rattrapera pas le temps perdu. Les pertes sont importantes. Il y a beaucoup d'inquiétude et en plus, ça commence à toucher l'emploi.

 

Nancy : après les violences, les commerçants enregistrent une baisse de 20 à 30%

 

Réactions des commerçants du marché central de Nancy, après les violences des manifestations des gilets jaunes


Des sanctions "rapides et sévères"


De son côté, Laurent Hénart, le maire de Nancy, dénonce sur son compte Twitter, les violences de la journée de samedi.  Il va, dans les prochains jours, se rapprocher du parquet pour demander des sanctions "rapides et sévères" envers les personnes mises en cause.
 


Plusieurs interpellations


Ainsi, samedi, la direction départementale de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle a procédé à au moins dix interpellations. Des manifestants auraient commis des actes violents. Ils étaient en possession d'objets dangereux.
Neuf personnes ont été placées en garde à vue.
Du côté des forces de l'ordre on déplore trois blessés. Un véhicule de la police municipale de Nancy a été dégradée. 

 
 

Certains casseurs ont eu l’intention de blesser gravement des policiers.
 

Abdel Nahass du syndicat Unité-SGP-Police-FO raconte que lors de la manifestation des gilets jaunes, trois policiers ont été blessés par des petits clous, des boulons. 
Abdel Nahass estime qu’il faut davantage de compagnies de CRS et de forces mobiles. En effet, selon lui, "il y avait pratiquement autant de gilets jaunes à Nancy qu’à Paris. Chez les CRS et les gendarmes, l'usure et la fatigue se font sérieusement sentir". 
 

Tentative d’homicide

 

Certaines personnes sont devenues plus violentes, et se sont même radicalisées, car elles banalisent la violence.


Même s'il fait bien la différence entre les gilets jaunes pacifiques et les éléments violents, Abdel Nahass explique que "les auteurs de tels actes doivent  être poursuivis pour tentative d’homicide. Nous exigeons de la justice l’ouverture immédiate d’une enquête afin de les interpeller".   

 

En France, le secteur du commerce enregistre un recul moyen de 25% sur un an en raison des manifestations des "gilets jaunes", a estimé samedi la secrétaire d'Etat à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher.
Selon elle, "aujourd'hui des milliers d'emplois sont en jeu".
   

   

    
    

   

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