Rembobinons: le retour du printemps à Nancy, avec l'INA et France 3 Lorraine

Jeux d'enfants au printemps dans le Parc de la Pépinière à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en 1964. / © INA/France 3 Lorraine
Jeux d'enfants au printemps dans le Parc de la Pépinière à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en 1964. / © INA/France 3 Lorraine

Adieu l'hiver, adieu le froid. Ou presque. En avril, bien sûr, on ne se découvre pas d'un fil. Ou d'un seulement. Les frimas sont encore là, mais les bourgeons, petit à petit, laissent place aux premières fleurs, baignées par un soleil renouvelé. Puis enfin le printemps est là, en 2019 comme hier!

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

Ah le printemps.
Merveilleuse saison qui nous fait lentement oublier les parkas, doudounes, chandails et manteaux pour, en quelques semaines, ressortir pantalons légers, chemisettes, shorts et jupes.
Hier, comme aujourd'hui. En témoignent les archives que nos documentalistes de France 3 Lorraine sont allés piocher dans nos trésors d'images conservés par l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

Ainsi en 1964, à Nancy.
Au coeur du parc de la Pépinière, le vieux monsieur qui marche dans l'une des allées semble télescoper l'image d'un autre vieux monsieur, croisé à notre époque, presque au même endroit, avec la presque même canne sur laquelle appuyer, un peu, le poids des ans. Et la glace dégustée aujourd'hui a-t-elle une saveur différente de celle de ces années 60 en noir et blanc ? Peut-être. Mais le plaisir de la sentir couler trop vite du cornet et jusque sur les doigts laisse un tel sentiment de bonheur.
Les jeux d'enfants non plus n'ont pas changé. Les patins à roulettes sont peut-être juste un peu plus modernes et l'équipement s'est aujourd'hui complété de nouvelles protections; un casque par exemple.

La nature se réveille, le froid s'éloigne, les bourgeons à leur tour laissent place aux fleurs qui libèrent leur pollen. On parlait peu alors des rhinites printanières et autres allergies.
Attablé aux terrasses baignées de ce juvénile soleil printanier, chacun se laissait griser d'odeurs et d'images qui soudainement faisaient oublier les frimas et redonnaient le moral.
Et c'était comme une promesse de vacances qui déjà s'approchaient et qui nous emporteraient, ici ou ailleurs, sous les rayons de celui qui deviendrait l'astre torride de l'été.

 

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