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Les Républicains de Meurthe-et-Moselle distribuent “le tract qui fâche”, droits dans leurs botte

© FTV
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Pendant tout ce week-end de 9 et 10 juin, sans états d'âme, des militants Les Républicains distribuent le tract intitulé "Pour que la France reste la France". Un tract qui fait polémique, jusqu'au sein du parti de Laurent Wauquiez, accusé de recycler ainsi les thèses de l'extrême-droite.

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

20.000 tracts auront été distribués ce week-end des 9 et 10 juin 2018 en Meurthe-et-Moselle. 

Des tracts intitulés "Pour que la France reste la France", associant immigration, délinquance et terrorisme, et proposés dans les rues du département et dans les permanences par des militants et élus Les Républicains.

Des tracts jugés polémiques pour une partie du mouvement, ce dont Laurent Wauquiez n'a que faire, évoquant "un débat sur l'identité de la France (qui) est fondateur."

Récupérer l'électorat de Droite

L'objectif est , à travers cette opération baptisée "le printemps des Républicains", de récupérer un électorat quelque peu interrogatif face au gouvernement du Président Emmanuel Macron, qui le soutient pour partie et qui a en partie déserté les urnes quand il s'est agi de voter à droite après le calamiteux épisode Fillon.

L'occasion également de "libérer la parole des français", pour la frange la plus droitière du mouvement de Laurent Wauquier.

Il s'agit là de celle qui reprend sans états d'âme la dialectique proche de l'extrême-droite d'une "France de confession catholique, d'origine judéo-chrétienne, où l'Islam n'a pas à imposer sa loi et où tous ceux qui ne veulent ps se plier au fonctionnement de notre République sont invités à quitter le pays."

"Un peuple français en colère"

Une telle parole qui se libère dans les urnes, comme en Autriche ou tout récemment en Italie, pour porter aux affaires des populistes à la fois anti-immigration et anti-européens.

"C'est surtout la parole d'un peuple en colère"

C'est ce qu'expliquent les élus Les Républicains, ressassant en boucle les éléments de langage de la direction parisienne, qui voit les élections européennes comme un graal accessible en 2019.

Un objectif, synonyme de reconquête d'un électorat au plus près du terrain.

Un électorat qui pourrait compter et se compter lors des élections suivante
s, par exemple les municipales de 2020 pour lesquelles Laurent Wauquier a émis une fin de non-recevoir à toute alliance avec La République en Marche d'Emmanuel Macron.

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