Valérie Beausert-Leick, l’ex-présidente PS du Département de Meurthe-et-Moselle, annonce son retrait de la vie politique

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Dans un long message publié sur sa page Facebook, Valérie Beausert-Leick annonce quitter la vie politique. Celle qui se déclare "une socialiste, profondément européenne, écologiste et antiraciste" règle ses comptes. Notamment avec la Nupes.

Valérie Beausert-Leick déclare être restée volontairement muette mais maintenant que les élections sont terminées, place aux déclarations et à l'action.

Sur sa page Facebook, l’ex-présidente PS du Département de Meurthe-et-Moselle déclare avoir "annoncé au Conseil Fédéral du Parti socialiste de Meurthe & Moselle le 13 mai dernier, mon retrait des instances locales et mon retrait de la vie politique locale : les méandres et les vicissitudes de la vie politique n’excusent pas, ni ne permettent de pardonner les renoncements aux valeurs, les compromissions loin de l’intérêt général, les trahisons ainsi que l’absence de fraternité. C’est cela que je quitte en prenant cette décision : les « Voraces » de droite comme de gauche, les «Je retourne ma veste… », le «bal des hypocrites» et autres «joyeusetés»…" Valérie Beausert-Leick ne cite pas de noms mais "les nominés" devraient se reconnaitre assez facilement.

On ne fait pas union lorsqu’on absorbe et foule au pied les partis «partenaires»

Valérie Beausert-Leick

Après avoir subi deux défaites électorales, la première aux aux Départementales et la seconde dans la course aux législatives dans la circonscription de Nancy 1 où elle a été barrée par l'accord Nupes au profit de Nordine Jouira (LFI), Valérie Beausert-Leick, enfonce le clou : "il est clair que je n’ai pas cautionné la façon de faire de cette union (de façade) qui, nous le savons tous, et à moins de changer radicalement notre façon de faire politique, ne résistera pas au temps. On ne fait pas union lorsqu’on absorbe et foule au pied les partis «partenaires» : cette union aurait pu promouvoir une autre façon de penser et d’agir politique avec un pacte qui s’appuie davantage sur les dynamiques territoriales et qui construise la première marche d’une réelle recomposition à gauche. Même si je salue et me réjouis de voir des élu.e.s qui représentent davantage la diversité sociale et culturelle de notre pays, celles et ceux, responsables politiques «qui tirent les ficelles» ne changent pas et nous sommes loin de ce qu’attendent nos concitoyens. Par ailleurs, le taux d’abstention nous oblige à rester modestes dans la victoire car personne ne peut se réjouir de la fragilisation croissante de notre vie démocratique et du Pacte social qui la sous-tend."

La suite : éducation nationale

Valérie Beausert-Leick, 55 ans, proviseure à Mirecourt (Vosges), précise que "sans amertume ni regrets, et toujours socialiste, ma vie va se poursuivre pleinement (d’ailleurs elle ne s’est jamais arrêtée !) au service d’une cause qui a toujours été au cœur de mon parcours : l’éducation des jeunes générations et la lutte contre les inégalités sociales. Je vais mettre mon énergie, mon engagement et mon optimisme encore plus au service des équipes de l’établissement scolaire dans lequel j’exerce depuis maintenant trois ans, au sein d’un territoire qui porte de belles dynamiques et de beaux projets. Et puis, je vais aussi retrouver du temps pour mes proches et pour les amis…"

Après l'élection de Mathieu Klein à la tête de la mairie de Nancy, Valérie Beausert-Leick avait assuré l’intérim à la tête du Conseil départementale de Meurthe-et-Moselle. Elle était restée aux commandes seulement huit mois car battue dans le canton de Villers-Laxou par le député Laurent Garcia.