Bar-le-Duc : un chirurgien condamné après avoir agressé une infirmière

Publié le Mis à jour le
Écrit par Brice Recotillon .

Un chirurgien orthopédique de la Polyclinique du Parc à Bar-le-Duc a été condamné pour "violences sur un personnel de santé" pour avoir jeté du "liquide souillé" au visage d'une infirmière. L'affaire qui remonte à mars 2013 a trouvé son dénouement ce mardi 10 juillet.

Un chirurgien orthopédique exerçant en 2013 à la Polyclinique du Parc à Bar-le-Duc (Meuse) a été définitivement condamné, mardi 10 juillet 2018 par la chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Nancy.

Il devra verser à une ancienne collègue infirmière, une somme qui sera indiquée à l'issue de l'expertise médicale de cette dernière, toujours en cours, cinq ans après les faits.
 

Jet de "liquide souillé"

Le praticien était poursuivi pour des faits de « violence sur un personnel de santé ».

Il était accusé par la plaignante de lui avoir jeté au visage du "liquide souillé" composé d'eau, de sang et de résidus osseux lors d'une altercation verbale avec cette dernière, précise L'est Républicain.
 

5 années de combat judiciaire 

Les faits reprochés au praticien se sont déroulés le 27 mars 2013 lors d’une intervention sur une prothèse de hanche dans le bloc opératoire de la polyclinique meusienne.

Une « ambiance froide et hypertendue depuis le matin », comme l’a rapporté la plaignante lors de l’audience du 23 juin 2015 devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, a conduit les deux professionnels a hausser le ton.

Le chirurgien s'est alors saisi d'une seringue dont il a projeté par deux fois le contenu au visage de l'infirmière dans le but de "ramener les choses au calme".

C'était "de l’eau propre et limpide" a expliqué le chirurgien. Contredit par le rapport de l'inspection du travail.

On a voulu salir ma cliente avec du mépris dans un contexte où on opère à la chaîne

a déclaré en retour Me Schindler, l'avocat de la victime après le délibéré de la Cour d'appel.
 

Procédure prud'hommale en septembre

Cette affaire d'agression a perduré dans le temps et a conduit la plaignante vers une lourde dépression, un arrêt de travail de 18 mois et à un licenciement pour inaptitude en août 2014.

Cette rupture de contrat sera contesté par l'avocat de l'infirmière devant les Prud’hommes de Bar-le-Duc le 11 septembre prochain. 
 

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