Mineurs et pornographie: "Nous devons les protéger contre ces images" martèle Israël Nisand

Les enfants et les adolescents peuvent accèder trop facilement aux images pornographiques. Ils y sont même surexposés. Emmené par le gynécologue strasbourgeois, Israel Nisand, le collège national de gynécologues et obstétriciens français interpelle les pouvoirs publics.

Le danger est dans leur main. Il sort de leur smartphone. Avec cet outil, incontournable aujourd'hui, les enfants ont accès directement, et sans limite, à toutes sortes d'images et de vidéos, y compris pornographiques. C'est tout là le problème. Les mineurs sont aujourd'hui beaucoup trop exposés aux images classées X. Pour les professionnnels de santé, la situation est alarmante.

Quand pornographique rime avec addict

Selon une récente étude menée par les Fonds Actions Addictions, un jeune de 14 à 24 ans sur cinq (et parmi eux, 15 % des 14-17 ans) regarde de la pornographie au moins une fois par semaine, 9 % une fois par jour et 5 % plusieurs fois par jour. Et le phénomène touche plus particulièrement les garçons. Ils sont près d'un sur deux à en avoir déjà visionné, contre 28% des filles. Les parents, eux, sous-estiment largement la situation. Peut-être aussi se voilent-ils la face...


Le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, Israël Nisand, a décidé, au nom de cette institution, d'interpeller les pouvoirs publics sur les dangers de l’exposition à la pornographie pour les enfants et les adolescents. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Pour eux, les jeunes intègrent une représentation de la sexualité sans tendresse et avec violence.

"On ne peut pas fabriquer des images à Los Angeles  et les faire voir à nos enfants ici en France. Il faut passer par des fournisseurs d'accès qui ont une autorisation de l'Etat de diffuser des images sur le territoire national. On pourrait très bien leur dire : 10 millions d'euros à la première infraction des lois sur la protections des mineurs, 500 millions à la deuxième infraction. Le CSA pourrait contrôler cela." Et à ceux qui invoquent une impossibilité technologique, le professeur Nisand fait remarquer: "Je note que sur les sites djihadistes ou pédo-pornographiques, on a développé les technologies adaptées...Nos enfants le valent bien, il faut les protéger contre ces images."


 

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