Metz : l'hôpital militaire Legouest mis à contribution pour accélérer la vaccination

Un centre de vaccination sera ouvert le mardi 6 avril 2021 à l'hôpital militaire Legouest de Metz (Moselle). En France, sept hôpitaux d'instruction des armées viennent en renfort pour accélérer la campagne de vaccination.

L'hôpital Militaire Legouest fait partie des 7 hôpitaux d'instruction des armées (sur 8, ndr) qui doivent augmenter leurs capacités d'accueil pour vacciner la population française à partir du 6 avril 2021
L'hôpital Militaire Legouest fait partie des 7 hôpitaux d'instruction des armées (sur 8, ndr) qui doivent augmenter leurs capacités d'accueil pour vacciner la population française à partir du 6 avril 2021 © Yves Quéméner, France télévisions

Un centre de vaccination sera ouvert mardi 6 avril 2021 à Hôpital Legouest à Metz (Moselle). L'objectif est d'être en mesure d’administrer jusqu’à 50.000 doses par semaine en France. "C'est une poursuite de l'opération résilience débuté il y a un an. Une partie du personnel qui était déployée l'année dernière à Mulhouse sera ici à Metz à partir de mardi", explique le lieutenant-colonel Olivier Desmadryl, chargé de communication de la zone de défense Grand Est.

Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient déjà contribué à l'effort collectif sous le parapluie de l'opération "Résilience" : ouverture d'une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse (Haut-Rhin), transfert de patients par voie aérienne ou encore convoyage de matériel médical et de renforts outre-mer.

Sept centres militaires de vaccination

La ministre des Armées, Florence Parly a annoncé samedi 3 avril que "dans le cadre de l’effort collectif de l’État pour intensifier la campagne de vaccination, le ministère des Armées se met aujourd’hui en ordre de bataille pour intensifier sa contribution".

La ministre des armées, Florence Parly en visite dans un centre de vaccination, dans un hôpital militaire, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), le 7 mars.
La ministre des armées, Florence Parly en visite dans un centre de vaccination, dans un hôpital militaire, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), le 7 mars. © BERTRAND GUAY / POOL VIA REUTERS

Florence Parly a ainsi demandé aux armées de se tenir prêtes à déployer des centres militaires de vaccination en région. Désormais, il suffit d'un simple rendez-vous sur une plateforme en ligne. "On ne choisit pas de venir comme on veut. Il faut d'abord s'inscrire comme dans les procédures normales sur les plateformes comme Doctolib pour prendre rendez-vous. Nous sommes un centre de vaccination comme les autres, on est approvisionné par l'ARS", précise le lieutenant-colonel Olivier Desmadryl.

Et il ajoute : "tout le personnel de l'hôpital est mobilisé, des médecins, des infirmiers militaires et des réservistes. On va s'appuyer sur notre savoir-faire, la médecine des forces qui est une médecine de proximité, à la fois généraliste, d'urgence et de prévention".

Nous sommes un centre de vaccination comme les autres, on est approvisionné par l'ARS 

Olivier Desmadryl, chargé de communication zone militaire Est

 

La chaîne logistique sera complètement assurée par des militaires spécialisés. "A l'accueil, on va s'assurer que les personnes sont bien enregistrées, vérifier leur identité et contrôler qu'elles répondent bien aux critères d'éligibilité. Puis elles répondront à un formulaire et seront dirigées vers le centre de vaccination", précise Olivier Desmadryl.

 

Une montée en puissance

Ici, on avait déjà accueilli des opérations de vaccination ponctuelles. L'objectif, dans quelques semaines, est d'atteindre environ 1.000 doses de vaccins par jour. A l'hôpital Legouest, les vaccinations sont pour le moment programmées du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h30. Avant bien sûr une montée en puissance "en fonction de la réception des doses".

Dans le même temps, l'ensemble des hôpitaux des Armées français vont passer de 90 à 100 lits de réanimation. A la fin mars, quelque 24.176 doses de vaccins avaient été administrées par le service de santé des armées (SSA), dont un peu plus de 10.000 à des civils.

 

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