Dégradations volontaires à Metz : le fort de Queuleu, ancienne prison SS, tagué pendant ce week-end

Des tags "dénonçant le racisme et le nazisme" ont été découvert dimanche 27 janvier au matin sur le mur d'enceinte du Fort de Queuleu à Metz (Moselle). De nouvelles dégradations volontaires que dénonce l'association qui gère ce haut lieu de mémoire, ancien camp spécial de la Gestapo.

"En cette journée de commémoration de la libération d'Auschwitz, 

nous découvrons avec consternation ce matin une nouvelle série de tags au niveau de l'entrée principale du fort de Queuleu."


Michaël Landolt, le secrétaire de l'Association du fort de Metz-Queuleu pour la mémoire des internés-déportés et la sauvegarde du site est une nouvelle fois consterné et en colère après la découverte ce dimanche 27 janvier 2019 au petit matin de ces dégradations volontaires.

Ce n'est pas la première fois que ce "haut lieu du patrimoine et de la mémoire, qui a reçu en 2019 le label du patrimoine européen par l'Union européenne", situé à la limite sud-est de la ville de Metz (Moselle), est ainsi dégradé.

Sur le mur d'enceinte entourant l'entrée du lieu de mémoire, on peut lire "Fuck Racism" (à bas le racisme, NDLR) et observer une Croix gammée barrée dans un rond ainsi que d'autres inscriptions dans un français approximatif tel "on a atter la" signé "JA" ou encore "God is Big" (Dieu est grand, NDLR).

Dégradations et profanations à répétition

Régulièrement tagué, la dernière fois à l'été 2018,  le fort de Queuleu est un ancien camp spécial de la Gestapo et annexe du camp de concentration de Natzweiler-Sruthof. 
Là, entre 1940 et 1944, plus de 4.000 hommes et femmes ont été internés et nombre d'entre-eux y furent torturés avant d'être déportés.

Vandalisé en 2015 et régulièrement tagué (voir nos articles ci-dessous), le site, isolé dans un bois et facile d'accès est loin des regards directs.

Ce qui explique les profanations en tout genre que subit ce lieu de mémoire, au désespoir des membres de l'association qui gère le site et de leurs soutiens.