Metz : Les Kurdes reçus en mairie dans le cadre de leur grande marche

© France 3 Lorraine / Johanna Vuadens
© France 3 Lorraine / Johanna Vuadens

Mercredi 13 février, une centaine de Kurdes ont marché pour la libération de leur chef historique, Abdullah Öcalan et la reconnaissance du Kurdistan. Ils ont ensuite été reçus par une adjointe au maire dans les locaux de la mairie de Metz.

Par Johanna Vuadens

Vêtus de gilets jaunes fluorescents, ils ne font toutefois pas partie du mouvement populaire portant le même nom. En témoigne l’inscription « Liberté pour Öcalan » sur leurs gilets.

Mercredi 13 février à 10h30, une centaine de manifestants kurdes est parti à pied de Ban-Saint-Martin (Moselle), pour rejoindre la mairie de Metz.

Malika Voisin, une manifestante, explique l'objectif de cette marche :

[Nous voulons] attirer le regard des institutions européennes, et notamment celles qui s’occupent des droits de l’homme, sur la situation d’Abdullah Öcalan.

 

Une grande marche pour Abdullah Öcalan

Chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan est emprisonné depuis 1999 sur l’îlot-prison d’Imrali, en Turquie. Placé à l’isolement, ce dernier y purge une peine de prison à perpétuité. La lutte armée qu’il dirigeait contre la Turquie est en effet accusée d’être à l’origine de la mort de 40 000 personnes depuis les années 1980.  

Concernant les violences commises par le PKK, Malika Voisin répond :
 

Il y a des violences, il y a des discriminations à l’égard des Kurdes. Je l’ai vu, je l’ai vécu. Malheureusement, comme toutes les problématiques politiques, il y a des réponses qui sont violentes en face.


En rang deux par deux, les marcheurs kurdes sont partis le 11 février de Luxembourg. Leur destination : Strasbourg, qu’ils rejoindront le 16 février prochain. Après une escale à Thionville et à Metz, ils passeront également par Nancy.

En tout, près de 19 nationalités étaient présentes pour cette grande marche.
 

Les Kurdes reçus en mairie de Metz

La mairie a reçu la centaine de manifestants pour témoigner de sa solidarité. « Nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent au nom de la liberté », justifie Nathalie De Oliveira, adjointe au Maire.

Elle poursuit :
 

Nous ne sommes pas ignorants de la complexité de la cause kurde sur les territoires en conflit. Mais il est important pour nous de dire que parmi ces combattants de la liberté, il y a des personnes qui méritaient d’être accueillis en mairie.


Mercredi après-midi, les manifestants kurdes ont repris leur marche dans le centre-ville de Metz.
 

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