Metz : relaxe pour le militaire poursuivi pour harcèlement sexuel sur sa secrétaire

Cette affiche provisoire montre la rareté des audiences militaires. En 2012, la plainte pour harcèlement sexuel à l'armée avait été la première. / © Guillaume Robin -FTV
Cette affiche provisoire montre la rareté des audiences militaires. En 2012, la plainte pour harcèlement sexuel à l'armée avait été la première. / © Guillaume Robin -FTV

La chambre militaire du TGI de Metz a relaxé ce vendredi 15 novembre un ancien gradé qui était jugé pour harcèlement sexuel. Sa secrétaire avait déposé plainte en 2012. Le procès intervenait après 7 ans d'un difficile parcours judiciaire pour la partie civile.
 

Par Jean-Christophe Dupuis-Remond

L'ancien militaire, premier-maître au centre d'information de la marine (CIRFA) de Metz (Moselle) a été relaxé par la chambre militaire du TGI de Metz ce vendredi 15 novembre 2019.
L'homme était jugé pour harcèlement sexuel par sa secrétaire qui avait déposé plainte dès 2012.

Mon client se dit soulagé et en colère après ces sept années de procédure.
- Me Olivier Rondu, avocat de l'ancien militaire

Ni la plaignante ni son avocate ne sont exprimée à l'issue du jugement. Elles ont toutefois indiqué pour sa part qu'elles allaient faire appel

C'est une bataille perdue mais la guerre n'est pas perdue.
- Me Élodie Maumont, avocat de la plaignante, interrogée par l'AFP

Condamnation "morale mais pas juridique"

La secrétaire du militaire avait été en janvier 2012 la première employée militaire à porter plainte pour harcèlement sexuel. Elle accusait son supérieur hiérarchique direct, d'avoir commis à son endroit, sur une période d'un an, plusieurs actes d'abord qualifiés de "harcèlement sexuel" puis plus tard de "violences volontaires".
Le 18 octobre dernier, après une courte audience, le parquet avait requis la relaxe pour l'ancien gradé, tout en condamnant "moralement mais pas juridiquement " ses agissements.
En sortant de cette audience, Me Élodie Maumont, l'avocate avait déclaré ne pas être surprise par les réquisitions du parquet.
Elle avait rappelé que la secrétaire du gradé avait été "la première femme à dénoncer le silence et l'omerta dans la Grande Muette".

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