Depuis des années, la Moselle s'engage pour faire vivre sur son territoire les JO de Paris 2024. Passage de la flamme olympique, animations diverses, investissements dans des équipements sportifs, l'engagement du département va lui permettre d'accueillir plusieurs délégations étrangères l'an prochain et de s'affirmer comme une véritable terre de jeux.

La flamme olympique traversera la Moselle en 2024, mais cela fait bien longtemps que l'esprit olympique souffle sur le département. Dès que le Comité d'organisation des JO (CoJO) a annoncé vouloir associer les territoires français à la fête, les élus et le mouvement sportif mosellans ont répondu présents.

Le label Terre de Jeux obtenu en octobre 2019 (et qui concerne aujourd'hui près de 600 communes du département) sonnait comme une évidence. Mais la Moselle s'est surtout démarquée par sa volonté de devenir une terre de préparation olympique. Un pari en passe de réussir.

Moselle locomotive olympique

Gymnases, piscines, stand de tir, salle de boxe... 29 équipements sportifs répartis sur une vingtaine de sites dans le département ont été sélectionnés comme Centre de Préparation des Jeux (CPJ). C'est bien plus que chez les voisins de Meurthe-et-Moselle (9) et des Vosges (9), tandis que la Meuse n'en comptera aucun.

La Moselle s'est imposée comme la locomotive olympique du Grand Est avec au total 29 des 100 CPJ de la région. Le Grand Est sera par ailleurs la troisième région française la mieux dotée (liste complète des sites ici). Le département a déjà signé des partenariats avec plusieurs délégations étrangères qui viendront s'entraîner sur son territoire avant les JO.

Déjà quatre délégations étrangères

Ainsi, les nageurs de Bolivie s'installeront à la piscine de Forbach, les gymnastes du Danemark s'entraîneront à Fameck, tandis que l'intégralité de la délégation des Philippines prendra ses quartiers à Metz pendant trois mois et se répartira sur différents équipements. Le Brésil a également choisi d'installer ses équipes de volley et de beach-volley, qui compte parmi les meilleures au monde, au sud de Metz, à Verny.

C'est là-bas, que le Conseil Départemental a créé Academos, une cité des sports, de la jeunesse et de la sécurité civile sur un site de 4.5 ha. Gymnase, espace de préparation physique et de récupération, hébergement sur place pour plus de 60 personnes... Ce complexe, qui a coûté treize millions d'euros au total, a tapé dans l'œil de la fédération brésilienne de volley, qui pourrait en faire son camp de base en Europe, au-delà des Jeux de 2024.

Après un stage de la sélection U21 au début du mois, ce sont les seniors qui vont y débarquer la semaine prochaine, après avoir participé au tour préliminaire de la Ligue des Nations à Orléans. L'équipe féminine U19 devrait également venir s'y entraîner pendant l'été.

Un engagement récompensé

Dans les mois à venir, la Moselle compte encore séduire d'autres délégations olympiques et paralympiques. Les actions pour promouvoir Paris 2024 et la pratique sportive de manière générale, qui sont déjà nombreuses, vont encore s'intensifier.

Cet engagement a valu au département de la Moselle le prix "Coup de Coeur Département", lors de la remise des trophées Terre de Jeux, en décembre 2022. Il s'est aussi traduit cette semaine par la nomination de son président Patrick Weiten au Comité d'organisation des Jeux Olympiques (CoJO).