Redressement judiciaire d'Ascométal : les salariés en colère interpellent Macron et bloquent les expéditions

Après l'annonce samedi 25 mai 2024 du retrait de son offre de reprise du cluster automobile d'Ascométal par Acciairie Venete, les salariés en colère ont décidé en assemblée générale lundi 27 mai 2024 de bloquer les expéditions de l'usine d'Hagondange. Ils réclament un réel engagement du Gouvernement sur le dossier.

Réunis en assemblée générale à midi lundi 27 mai 2024, les salariés en colère ont décidé de bloquer les expéditions de l'usine d'Hagondange (Moselle). Après l'annonce samedi 25 mai 2024 du retrait de son offre de reprise du cluster automobile d'Ascométal  par l'aciériste Acciairie Venete, les 600 salariés des sites d'Hagondange, Custines (Meurthe-et-Moselle) et Le marais (Loire) se sont réveillés ce lundi matin avec une méchante gueule de bois. Cela fait la deuxième fois qu'à l'espoir, succède une terrible déception. 

Ce nouveau retrait de l'Italien Venete a de quoi user les nerfs les plus solides. L'aciériste, seul candidat à la reprise du groupe détenu par Swiss Steel, s'était désengagé une première fois le 27 mars 2024 avant de revenir avec une nouvelle offre le 25 avril.

Plus on avance sur le dossier, plus ça se dégrade.

Stéphane Fantoni, Délégué syndical CGT. Ascométal Hagondange

Cette fois, le motif est le coût du désamiantage et de la dépollution des sites. Il s'élève à onze millions d'euros et Venete estime que c'est à Swiss Steel de régler la facture.

La faute à l'État selon la CGT

Le syndicat CGT, par la voix de Stéphane Fantoni, délégué syndical, estime que le gouvernement ne s'est pas assez engagé dans le dossier : "l'État était depuis un an l'intermédiaire sur ce dossier. Il nous a toujours dit qu'il gardait le contrôle et menait les discussions, mais on a l'impression que plus on avance, plus ça se dégrade". Les représentants des salariés veulent à présent interpeller directement le président de la République. Ils ont rédigé une lettre ouverte à son intention.

Ce lundi 27 mai 2024 est le dernier jour pour déposer un dossier de reprise. Le tribunal judiciaire de Strasbourg rendra sa décision le 30 mai 2024. Il prononcera soit la liquidation, soit renouveler la période d'observation en redressement judiciaire pour une période égale à la demande du dirigeant de l'entreprise ou de l'administrateur judiciaire ou du ministère public, à condition qu'un dossier de reprise soit déposé ce qui parait à cette heure fort improbable.

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