Des débouchés pour les bouchers

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Ils sont six apprentis boucher à tenter leur chance pour être sélectionnés au niveau national. Une épreuve réalisée à Metz au CFA, à laquelle participent les meilleurs au niveau de la Grande Région. 

Épaule de boeuf "raquette", épaule d'agneau, les pièces de viandes s'étalent sur des tables en fer dans le laboratoire du CFA de Metz. Concentrés, les six apprentis en provenance de tout le Grand Est ont pour mission de présenter deux plats prêts à être dégustés. Un rosbeef et des brochettes pour le boeuf, et une épaule d'agneau farcie. Les élèves sont observés, scrutés par les professionnels. Point commun, la passion pour cette technique, artisanale, artistique presque, tellement le travail est soigné et réalisé avec minutie. Car il ne suffit pas de découper la viande. Il s'agit d'enlever les nerfs, de la rendre impeccable. 

"Ne jamais oublier qu'à l'autre bout, il y a un client exigeant, détaille le président du jury. Un bout de nerf dans un steack, ça ne passe pas la mastication". Pour la profession, c'est aussi un tremplin pour l'avenir. Ces jeunes représentent l'espoir d'une transmission d'un métier souvent représenté de manière négative.


Pour certains, le boucher est un personnage bedonnant, rougeaud et qui ne donne pas envie avec un couteau plein de sang, moi je veux montrer qu'il est au contraire noble,


précise Kévin Claudel l'un des concurrents originaire de Laxou (54), tout occupé à dénerver sa pièce d'agneau.  Il est arrivé 3e sur six. Pas sélectionné mais quasi certain de trouver un emploi à l'issue de sa formation. Car la profession recrute. 



 La séparation des morceaux, l'épluchage de la viande, le ficelage, et la présentation du plat sont notés. Deux candidats ont été sélectionnés à l'issue de cette journée. L'un est Alsacien, l'autre Vosgien. Ces gagnant auront la chance de représenter le Grand Est à Carcassone, pour la grande finale nationale. Elle aura lieu le 8 avril 2018.