Vidéo. Il raconte sa passion pour son métier et son entreprise, l'une des dernières tuileries de France

Christophe Henselmann dirige la tuilerie de Niderviller en Moselle. Une entreprise historique. Il incarne la troisième génération à la tête de l’établissement. Les machines ancestrales continuent de tourner pour transformer l’argile extraite dans la commune en magnifiques tuiles.

Rentrer dans les ateliers de la tuilerie de Nidervller, c’est faire un voyage dans le temps. 1928, c’est l’année des dernières transformations majeures dans l’entreprise. Un wagonnet achemine l’argile au-dessus d’une série de machines. Elles malaxent, tamisent, laminent la matière première. Cette production en cascade était novatrice à cette époque. La technique est toujours utilisée aujourd’hui. C’est l’un des atouts de la tuilerie.

Le père et le grand-père de Christophe se sont entêtés à faire tourner la tuilerie pour éviter sa disparition, ils ne gagnaient presque rien à l’époque. L’entreprise fait partie de l’histoire du secteur. Niderviller était réputé pour la céramique depuis le 18ᵉ siècle. Christophe Henselmann a grandi dans l’usine. Il s’est pris de passion pour la fabrication de tuiles anciennes. Elles servent à entretenir le patrimoine.

Les tuiles fabriquées partent sur les nombreux chantiers de rénovation des monuments historiques. La plupart d’entre eux sont situés en Alsace et en Moselle. Depuis quelques années, des clients particuliers, passionnés de maison anciennes, viennent étoffer la clientèle de la tuilerie.

C’est l’utilisation et la maîtrise de ces anciens outils qui intéresse bien souvent les clients. La tuilerie de Niderviller ne copie pas les tuiles anciennes, elle n’a jamais cessé de les fabriquer en suivant les mêmes méthodes de production avec la même matière, de l’argile du coin et de l’eau.