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Pastilles anti-pollution : Strasbourg, la “ville-test” qui ignore qu'elle est ville-test

Strasbourg désignée ville-test pour expérimenter les pastilles anti-pollution dès le 1er octobre : Ségolène Royal l'a annoncé jeudi. Mais personne à Strasbourg n'était au courant. Et surtout, l'Eurométropole n'est pas prête.

Par Renaud Hartzer

Les services de l'Eurométropole en sont presque tombés de leur chaise ce mercredi, après la présentation par Ségolène Royal du plan pour améliorer la qualité de l'air.
La ministre de l'Ecologie a détaillé le dispositif (mise en place de zones de circulations restreintes) et les nouveaux "certificats de qualité de l'air "- les fameuses pastilles de couleur - qui seront mis en place en janvier 2016. Les automobilistes devront en faire la demande via internet. Surtout, apprend-t-on, Grenoble et Strasbourg vont expérimenter "à partir du mois d'octobre et jusqu'à la fin de l'année" le dispositif (pastilles + zones de circulation restreinte).

L'étude en est à ses débuts


Sauf que Strasbourg (plus précisément l'Eurométropole) n'en est pas là. Un  dispositif est bien à l'étude, aussi bien pour délimiter les zones de circulation que pour la mise en place des pastilles, confirme-t-on dans les étages de l'Eurométropole mais l'étude en question en est à ses débuts. Une expérimentation dès octobre est donc totalement exclue, contrairement aux dires du Ministère de l'Ecologie.

En la matière, c'est la métropole de Grenoble qui semble la plus avancée dans l'expérimentation.En octobre, tous les habitants de la métropole recevront leur pastille ainsi qu'une explication du dispositif mis en place lors des pics de pollution, selon Yann Mongaburu, vice-président (EELV) de la métropole grenobloise, chargé des déplacements.L'objectif : barrer la route aux véhicules dépourvus de pastilles et tester grandeur nature l'opération au prochain pic de pollution qui aura probablement lieu avant fin décembre dans la métropole des Alpes.

"Strasbourg semble avoir une position plus souple" dit-on diplomatiquement au cabinet de Ségolène Royal. Le Ministère indique avoir eu des contacts la semaine dernière avec Robert Herrmann, le président (PS) de l'Eurométropole. Ségolène Royal aurait également évoqué la question de l'expérimentation durant son déplacement à Strasbourg il y a quelques semaines. Mais le Ministère reconnaît que Strasbourg en "est au début".  Dès lors, pourquoi donc avoir annoncé un test dès octobre? "Il y a eu des discussions avec les élus, ce n'est peut-être pas descendu dans les services" avance-t-on au cabinet de Mme Royal.

Pastilles réservées à Strasbourg et Grenoble


Car manifestement,  les services de l'Eurométropole ont été pris de court par l'annonce de mercredi. A en croire le Ministère, les habitants de l'agglomération strasbourgeoise pourront commander par Internet leur pastille sans doute dès la semaine prochaine. Un site internet dédié devrait ouvrir dans les prochains jours, Les pastilles, imprimés par l'Imprimerie nationale ("dans les starting-blocks") leur seront envoyées sous 15 jours. Seuls les conducteurs des agglos de Strasbourg et Grenoble pourront passer commande, avant la généralisation du service en janvier 2016. Première nouvelle pour l'Eurométropole qui semble découvrir les détails par France 3 Alsace...

Reste que les pastilles en question seront pour l'instant purement décoratives sur les pare-brises strasbourgeois, puisque l'Eurométropole n'a pas encore défini de zones de circulations restreintes en cas de pics de pollution.

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