Réforme des retraites : mobilisation en baisse, mais motivation intacte à Reims, Troyes, Charleville ou Châlons

C'est un sérieux coup de frein ! Loin des records affichés lors des manifestations du jeudi 5 décembre, la mobilisation de ce mardi 10 décembre chute quasiment de moitié partout en Champagne-Ardenne.
 

Par Laetitia Fouque

Dans les rues de Reims, ils étaient entre 1.700 selon la préfecture et 2.000 selon la CGT à battre le pavé ce matin, contre 5.000 la semaine dernière. Idem dans la capitale auboise où 1.200 à 1.500 personnes ont manifesté, soit moitié moins que jeudi dernier. De Châlons-en-Champagne (900 manifestants), en passant par Epernay (450) ou Charleville-Mézières (1.500)  cette tendance se confirme partout dans la région. 

Alors que le numéro un du gouvernement, Edouard Philippe peaufine son discours et s'apprête à dévoiler l’intégralité du projet de réforme des retraites, ce mercredi 11 décembre à 12h au Conseil économique social et environnemental (CESE), dans l'expectative les grévistes ont levé le pied. 
 
A Reims entre 1700 et 2000 à manifester ce mardi 10 décembre 2019. / © TheWallPhoto
A Reims entre 1700 et 2000 à manifester ce mardi 10 décembre 2019. / © TheWallPhoto


Moins nombreux, mais toujours aussi motivés, plusieurs manifestants nous ont expliqué les raisons de leur présence dans le cortège aujourd'hui. Comme Michel Catoire chômeur de 54 ans. 

 
 

Les enseignants sur le qui-vive

"On ne lâche rien, et on va se battre sur du long terme!" explique Irène Dejardin du syndicat Snuipp-FSU. Dans le primaire, un enseignant marnais sur quatre était en grève aujourd'hui. "On était 60% jeudi dernier", poursuit-elle. "Avec l'appel à la grève lancé pour jeudi 12, il était difficile pour certains de faire les deux. Quand un enseignant du primaire est en grève un mardi et un jeudi, on lui décompte aussi le mercredi s'il est en semaine de 4 jours. On perd donc 3 jours de salaire et non deux, ça force à réfléchir... Tout le monde a conscience qu'il va falloir tenir sur la durée alors on ménage nos cartouches. De plus, il fallait se décider samedi avant minuit, car pour organiser le Service Minimum d'Accueil on nous impose dans le primaire de trancher 48h avant. On ne peut pas se décider le matin même malgré les préaivs. Beaucoup de collègues se retrouvés coincés. " 

Dans le secondaire, on tient bon !

Avec 62% de grévistes, les enseignants du secondaire restent vent de debout et fortement mobilisés. "Demain midi je serai en cours,  je regarderais Edouard Phillipe en replay", ironise Elodie Geas responsable SNES de la Marne. "Mais je ne m'attend à rien, il n'a rien à nous annoncer. Désabusée Elodie Geas s'apprête comme tant d'autres à retourner dans la rue ce jeudi 12 décembre. 
 
Dans le cortège à Reims, on trouvait entre autres des revendications du secteur hospitaliers. / © TheWallPhoto
Dans le cortège à Reims, on trouvait entre autres des revendications du secteur hospitaliers. / © TheWallPhoto


Entre-temps à la SNCF on roule peu

Ce mercredi 11 décembre, les trains devraient encore être peu nombreux à prendre le départ. D'après les prévisions SNCF le trafic sera très perturbé. 

Sur les lignes TGV
2 aller/retour sur la ligne Reims-Paris
1 aller/retour entre Paris et Champagne-Ardenne TGV
1 aller/retour entre  Champagne-Ardenne TGV et Metz
1 aller/retour entre  Champagne-Ardenne TGV et Strasbourg
OUIGO : aucune circulation. 


Sur les lignes TER

TRAFIC TER
Ligne Vallée de la Marne : 2 aller/retour entre Paris et Châlons-en-Champagne
Epernay et Châlons-en-Champagne : 2 aller/retour
Epernay et Reims : 2 aller/retour
Charleville et Reims : 2 aller/retour
Ligne Paris-Troyes-Belfort-Mulhouse : 2 aller/retour entre Paris et Troyes

Aucun autre TER ne circulera sur le reste du territoire en Champagne-Ardenne

41 cars ont été commandés, essentiellement en matinée et soirée, pour assurer la desserte de certaines lignes régionales, leur accès n'est pas garanti et les places sont limitées.







 

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