Accusation de viol : "La victime, c'est moi", estime Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et dont la nomination suscite la colère des féministes, a estimé qu'il était la "principale victime" de ce qu'il qualifie une "calomnie" dans un entretien pour Le Point publié ce mercredi 5 août. 
 

Accusation de viol : "La victime, c'est moi", estime Gérald Darmanin
Accusation de viol : "La victime, c'est moi", estime Gérald Darmanin © FREDERIK GILTAY - FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
"La victime dans cette histoire, c'est moi. C'est moi dont on salit le nom. C'est à moi qu'on prête des comportements que je n'ai jamais eus", déclare le ministre de l'Intérieur dans un entretien au Point, mis en ligne ce mercredi."C'est difficile à vivre. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre", ajoute l'ancien ministre des Comptes publics. Gérald Darmanin a été accusé en 2017 de viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz, qui l'avait sollicité en 2009 lorsqu'il était chargé de mission à l'UMP (parti devenu LR) pour faire annuler une condamnation pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. Selon ses déclarations, l'actuel ministre de l'Intérieur lui aurait fait miroiter son appui et elle se serait sentie contrainte de "passer à la casserole", ainsi qu'elle l'a expliqué aux enquêteurs. Gérald Darmanin a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme mais, selon lui, librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été récemment relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. "Je suis à la disposition de la justice", répète le ministre dans l'entretien, où il suggère que cette affaire soit un "passage initiatique pour ceux qui dérangent quand on fait de la politique nationale".
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