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L'Axonais Esteban Morillo à la barre dans le procès sur la mort de Clément Méric

Depuis une semaine, les jurés de la Cour d'assises de Paris entendent les témoins dans le procès de la mort de Clément Méric en juin. Ce mardi, c'est l'accusé originaire de Neuilly-Saint-Front dans l'Aisne, Esteban Morillo qui est entendu.

Il est suspecté d'avoir porté le coup mortel. Esteban Morillo va donner ce mardi sa version des faits aux jurés de la cour d'Assises de Paris.

Sa version de la bagarre entre le groupe de skinheads auquel il appartenait et celui des militants d'extrême gauche dont faisait partie Clément Méric. C'était le 5 juin 2013, rue Caumartin à Paris. Clément Méric, 18 ans, avait trouvé la mort dans cette rixe.
 
Le jeune Axonais, originaire de Neuilly-Saint-Front s'est déjà exprimé plusieurs fois depuis l'ouverture du procès le 4 septembre dernier. Esteban Morillo avait 20 ans à l'époque. C'est lui qui a donné les deux coups de poing qui ont entraîné la chute mortelle de Clément Méric.

Ce témoignage risque fort de tourner autour de la question centrale du poing américain : Esteban Morillo a-t-il frappé la victime avec cet accessoire comme le disent plusieurs témoins ? Lui le nie et d'autres personnes déjà entendues également.

Plusieurs fois interpellé par la présidente de la cour, l'accusé s'est dit "attristé par cette affaire". Il a pris près de 40 kg en cinq ans. A perdu son dernier emploi, dans une société de nettoyage, "comme à chaque fois" qu'on parle de l'affaire. 

Après 15 mois de détention provisoire, Esteban Morillo comparaît libre, aux côtés de deux autres anciens skinheads, pour des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion et avec arme - le poing américain.
 

Lors du témoignage de la mère de Clément Méric, Esteban Morillo avait balbutié, en larmes, être "sincèrement désolé. (...). Je ne sais pas quoi dire. J'aurais voulu ne pas être là. Je regrette tout ce que j'ai pu faire. Je ne sais pas comment me faire pardonner",

 

Le verdict de ce procès est attendu vendredi 14 septembre. 10 jours d'audience pour décortiquer les sept secondes d'un affrontement dont l'issue a été fatale à un jeune homme de 18 ans.

Esteban Morillo risque 20 ans de prison.
 
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