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La collecte des déchets à cheval : une “fausse bonne idée” ?

La collecte hippomobile séduit de plus en plus les collectivités, ici à Annecy. / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE
La collecte hippomobile séduit de plus en plus les collectivités, ici à Annecy. / © PHOTOPQR/LE DAUPHINE

A Albert, c'est terminé ; Laon a abandonné l'idée ; le cheval de Saint-Quentin continue de galoper... La collecte hippomobile des déchets s'est répandue ces dernières années en France. Alors où en sont les communes picardes ? Est-ce une "fausse bonne idée" ? 

Par AP

La collecte hippomobile des déchets ? Non non, l'idée n'est pas si saugrenue que ça : plus de 250 communes françaises l'ont testé depuis le début des années 2000. Plus écologique, plus sensibilisateur voire économique : à Bourg-en-Bresse, en Bretagne, en Corse, le cheval, ça les gagne.
 


Et en Picardie ? L'expérience a été plus ou moins concluante. 
 

Beauvais, l'une des pionnières picardes de la collecte hippomobile

La préfecture de l'Oise a parié sur les chevaux dès 2008. De la collecte hippomobile plutôt que des camions-poubelles traditionnels : Beauvais expérimente le ramassage du verre usagé. A l'époque, l'apparition des équidés vise à réduire les moyens de transports motorisés mais aussi valoriser certaines races de chevaux oubliés
 

Une expérience renouvelée à Saint-Quentin

Entre Saint-Quentin et ses responsables de la collecte, c'est une affaire qui marche depuis 2016. Dans la ville où 25 % des ordures sont valorisées, les déchets verts - biodégradables - sont ramassés par des chevaux de traits du Nord. L'expérience entamée dans le quartier de Neuville s'est étendue à celui de Cepy et à la cité des aviateurs. A l'origine, l'équipe communale cherche à contribuer à sa façon à la diminution de gaz à effet de serre.
 

Une expérience concluante, et inspirante, depuis bientôt trois ans... 
 

Envisagée un temps à Laon 


... car à Laon, l'idée des voisins plait bien. L'exemple Saint-Quentinois inspire les services communaux. Alors en 2017, la ville de l'Aisne examine sérieusement la piste de la collecte hippomobile pour sa cité médiévale. L'étude menée cette année-là conduit finalement à l'abandon du projet, faute d'une voirie adaptée. "Nos rues sont trop étroites, avec beaucoup de pentes inadaptées, explique Jonathan Roettger, chargé de mission déchets à la commune. Cela nous aurait également contraints à multiplier les points de collecte, par rapport à notre mini-benne et donc à multiplier les coûts." Les sabots n'ont donc jamais frôlé les pavés laonnois... 

 

 

Abandonnée à Albert 


Il commenceait à les connaître, les rues de la commune. Tous les mercredis, sa charette arpentait le centre pour ramasser les poubelles jaunes. A Albert, après cinq ans de bons et loyaux services, le cheval a été remercié, jugé trop onéreux, ou le trot pas assez rentable. "On a fait les calculs, ça coûte plus cher", explique Jean-Philippe Leclercq. Le chef d'équipe environnement à la Communauté de communes des coquelicots balaie dans le même temps l'argument écolo : "Le camion-poubelle, qui s'occupe des alentours passait de toute façon par le centre pour faire sa tournée." Un retour à l'ancien système, en attendant de concrétiser un projet en cours de réflexion à la mairie. "L'année prochaine, les ramassages seront informatisés", détaille-t-il. Objectif ? Instaurer une redevance incitative à la levée. Concrètement ? Vous payerez pour ce que vous jetez. Forcément, la tâche devenait compliquée pour un seul cheval. 


 

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