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Ascoval - British steel : “La partie n'est pas perdue et nous allons la gagner”, affirme Edouard Philippe

Des salariés d'Ascoval ce mercredi. Inquiétudes et questions. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Des salariés d'Ascoval ce mercredi. Inquiétudes et questions. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Pour l'aciérie ex-Ascoval, dont le repreneur britannique British Steel a été placé en liquidation judiciaire, "la partie n'est pas perdue, loin s'en faut, et nous allons la gagner", a assuré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe.

Par AFP

"Nous sommes tous alignés sur l'idée qu'il faut nous battre pour trouver une solution pérenne. Je suis sur ce dossier extrêmement prudent, mais assez optimiste. Je pense que nous pouvons y arriver", a-t-il déclaré sur Cnews à propos du sauvetage de l'aciérie de Saint-Saulve (Nord).

"Je crois vraiment que les salariés d'Ascoval peuvent être rassurés sur le fait que le repreneur est déterminé à tenir les engagements qu'il a pris", comme les collectivités et le gouvernement, a-t-il souligné.

Les autorités britanniques ont annoncé mercredi que le sidérurgiste British Steel avait fait faillite, plongeant des milliers de salariés dans l'incertitude, à peine une semaine après la reprise par ce groupe de l'aciériste français Ascoval. L'annonce fait à nouveau planer le doute sur la viabilité du site français, et le gouvernement français tente depuis de rassurer les salariés de l'aciérie.
 


Edouard Philippe a expliqué que "les très grandes difficultés" du repreneur était "liées très largement au Brexit". "Nous savions que British Steel avait un besoin urgent d'asseoir ses capacités de production en Europe continentale car, placée au Royaume-Uni, elle n'avait potentiellement plus d'accès à ses clients européens", a-t-il dit.

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand s'est entretenu par téléphone avec des représentants d'Olympus Steel, maison mère de Bristih Steel, et a assuré mercredi que le repreneur était "prêt à participer" aux réunions de travail pour "apporter des réponses" aux salariés rapidement, puis à "venir les rencontrer" la semaine prochaine.


"Variable d'ajustement"

 
Trois mois après le retrait d'une autre offre du groupe Altifort faute de financements, les représentants du personnel doivent être reçus ce jeudi par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et "vendredi par l'actionnaire principal qui est Greybull", a assuré le délégué CGT Nacim Bardi. 
 

Côté politique, plusieurs responsables ont également fait part de leur inquiétude. Jordan Bardella, tête de liste Rassemblement national pour les européennes, a souhaité jeudi matin sur France 2 "que des garanties soient données par le repreneur", et a souligné n'avoir "aucun tabou à dire que quand une industrie est menacée, l'Etat doit pouvoir nationaliser de manière temporaire un site industriel", tout en critiquant "l'absence totale de stratégie industrielle" de la France et l'Union européenne.

Le secrétaire national du PCF et député du Nord Fabien Roussel avait noté mercredi dans les couloirs de l'Assemblée nationale qu'"Olympus ce ne sont pas des industriels, c'est un fonds d'investissement, et on en a marre de ces fonds d'investissement qui n'ont comme critère que la rentabilité de leurs actions et qui se servent des salariés comme d'une variable d'ajustement".
 

"Ils doivent nous fournir des explications. Est-elle garantie la reprise ? S'ils garantissent la charge de travail tout ira bien. Si ce n'est pas le cas, on s'expliquera", a-t-il mis en garde.

Les députés PS, par la voix de leur porte-parole Boris Vallaud sur Twitter, ont quant à eux dit attendre "une mobilisation sans faille de Bruno Le Maire", tandis que le président de Debout la France, Nicolas Dupotn-Aignan, fustigeait l'"amateurisme total d'Emmanuel Macron et Bruno Le Maire" qui ont "laissé Ascoval être repris par British Steel dont les difficultés sont connues depuis des mois".

  

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