Augmentation des péages autoroutiers dans les Hauts-de-France

Au 1er février, les péages ont augmenté comme chaque année et comme partout en France. Mais une hausse supplémentaire a eu lieu, pour financer des travaux dans la région.

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Image d'illustration. © Maxppp

De combien les péages augmentent ?

Au niveau national, les tarifs des péages autoroutiers ont augmenté de 0,76% en moyenne au 1er février 2017, selon l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA). L’année dernière, ils avaient progressé de 1,12%.
Dans les Hauts-de-France, la hausse est plus faible sur le réseau géré par la Sanef : 0.58%. Certains trajets, comme Lille-Paris ou Lille-Valenciennes, ne changent pas. D’autres augmentent : il faudra rajouter 20 centimes pour un Calais-Reims et 10 centimes pour un Lille-Amiens.

Pourquoi augmentent-ils ?

Chaque année au 1er février, les automobilistes lâchent quelques centimes de plus aux gares de péage. Cette hausse traditionnelle est calculée selon deux éléments : l’inflation (la hausse des prix) et l’augmentation de la redevance domaniale, sorte de taxe foncière versée par les exploitants des autoroutes à l’Etat.
Mais les tarifs augmentent aussi suite à un conflit entre l’Etat et les sociétés concessionnaires d’autoroutes. A l’automne 2014, un rapport de l’Autorité de la concurrence fait état d’une situation de rente pour ces entreprises qui gèrent les autoroutes, peu nombreuses et en situation d’oligopole.
Les concessionnaires contestent et un bras de fer s’engage avec le gouvernement. En avril 2015, un accord est signé entre l'Etat et les gestionnaires d'autoroutes. Il prévoit un plan de relance en échange d'un allongement moyen de deux ans de la durée des concessions. En clair, les sociétés s’engagent à réaliser pour 3,2 milliards de travaux, et obtiennent le droit de gérer leur réseau au-delà de la date d’expiration, au début des années 2030 pour la plupart.

En échange de la hausse, le réseau s’améliore-t-il ?

Entre temps, un second plan de relance est intervenu : 800 millions d’euros de travaux seront réalisés. Vinci en est le principal bénéficiaire avec plus de la moitié des investissements. Le coût est censé être assumé par les collectivités locales et les automobilistes. Sur les 57 opérations prévues, on compte 32 échangeurs et 25 aires de covoiturage. Dans les Hauts-de-France, 4 chantiers sont prévus :
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