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Belgique : le roi consulte le Vlaams Belang (extrême droite flamande) pour le futur gouvernement

Tom Van Grieken, le chef du Vlaams Belang, à son arrivée au Palais royal. / © BENOIT DOPPAGNE / Belga / AFP
Tom Van Grieken, le chef du Vlaams Belang, à son arrivée au Palais royal. / © BENOIT DOPPAGNE / Belga / AFP

Le roi des Belges Philippe reçoit ce mercredi le chef du parti d'extrême droite du Vlaams Belang dans le cadre de ses consultations pour la constitution d'un nouveau gouvernement fédéral, trois jours après les élections législatives dans le pays, a annoncé le Palais royal.
 

Par AFP

C'est la première fois depuis 1936 qu'un parti d'extrême droite est reçu par le roi, chargé de lancer le processus de négociations entre les chefs des partis belges. Le Palais royal s'est refusé à tout commentaire.

Le Vlaams Belang est devenu dimanche la deuxième force politique de la région néerlandophone de Flandre, derrière les nationalistes flamands du N-VA, avec 18 sièges sur les 150 de la Chambre des représentants. Le Vlaams Blok, ancêtre du Vlaams Belang, avait obtenu le même nombre de sièges lors des élections législatives de 2003, mais n'avait pas été invité par le roi Albert II.
 
 

Un paysage politique morcelé 


"Rien que l'idée de voir arriver le Vlaams Belang au Palais me fait froid dans le dos, mais au vu du résultat démocratique en Flandre, personne n'en tiendra rigueur au Roi de le recevoir", a commenté Maxime Prévot, chef des centristes francophones du CDH, cité par l'agence Belga. M. Prévot a été reçu ce mercredi matin par le roi, tout comme l'actuel premier ministre, le libéral francophone Charles Michel.
 

A l'issue de ce premier tour de consultations avec les présidents de partis le roi Philippe doit nommer un "informateur", une sorte de médiateur, pour explorer les pistes possibles. Outre la forte poussée de l'extrême droite en Flandre néerlandophone, le scrutin de dimanche a été marqué par la percée des écologistes et de la gauche radicale chez les francophones.

Le morcellement du paysage politique belge laisse augurer de longues tractations pour un futur gouvernement en Belgique, qui a déjà vécu 541 jours sans gouvernement de plein exercice entre mi-2010 et décembre 2011.
 

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