Le nom d'un poilu oublié de l'Anneau de la Mémoire va pouvoir figurer sur le mémorial

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Un siècle après sa mort, le nom d'un poilu vendéen oublié de l'Anneau de la Mémoire en raison d'une erreur sur son acte de décès va pouvoir figurer sur le mémorial rendant hommage aux soldats de la guerre de 14-18 .

Par AFP

Le 7 décembre, le tribunal de grande instance de La Roche-sur-Yon a ordonné la rectification de l'acte de décès de Joseph Charbonneau, né en 1891 à La Meilleraie-Tillay en Vendée, et tué à l'âge de 25 ans à Morval, durant la bataille de la Somme .

 Une erreur de département

Sur l'acte de décès du soldat, mort sous les balles ennemies le 5 novembre 1916, l'autorité militaire s'était trompée de département et avait localisé Morval dans la Somme et non pas dans le Pas-de-Calais.
Cette "simple erreur matérielle" empêchait de fait de voir le nom du soldat inscrit sur l'Anneau de la Mémoire, qui rend hommage à 580.000 soldats tués dans le Nord et le Pas-de-Calais lors de la guerre de 14-18, sans distinction de nationalité, et qui avait été inauguré le 11 novembre 2014 par François Hollande à Notre-Dame-de-Lorette.
"Il n'y a aucun obstacle à ce que le nom de Joseph Charbonneau figure sur le mémorial", s'est réjoui auprès de l'AFP Etienne Charbonneau, secrétaire d'une association patronymique à l'origine de la requête en rectification d'acte-civil.

En faisant des recherches sur les hommes portant le patronyme de Charbonneau morts pour la France, l'association "Les Charbonneau du Vieux Continent" en avait listé 80, dont dix tués dans le Nord/Pas-de-Calais . Or, lors d'une visite du mémorial, "on n'en voit que neuf et on ne trouve pas celui de Joseph", explique Etienne Charbonneau .
"C'est juste quelqu'un qui portait le même nom que nous. C'était une famille de trois filles et de trois garçons, tous morts à la guerre, il n'y a donc pas de descendant. Notre démarche est mémorielle, totalement gratuite", affirme-t-il.

Sur la plaque des "oubliés", en 2018

Après avoir notamment contacté les Archives de la Défense, l'association avait fini par saisir la justice, l'état-civil ne pouvant être modifié que par un juge,précise-t-il.
Le nom du soldat pourra figurer sur la "500e plaque, prévue pour mettre les oubliés et tous ceux que l'on retrouve encore, qui doit être inaugurée en 2018", a indiqué
M. Charbonneau, ajoutant que lors de ses recherches, il avait découvert que les actes de décès de "198 autres soldats", sur 219 morts à Morval, plaçaient la localité dans la Somme et non pas dans le Pas-de-Calais.

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