Darmanin cache son déplacement à Gruson mais n'évite pas le concert de casseroles

La préfecture des Hauts-de-France avait vivement démenti l'annonce de la venue de Gérald Darmanin à Gruson, ce 6 mai. Pourtant, le ministre de l'Intérieur s'est bien rendu dans le Nord. Il a été rapidement repéré par les opposants à la réforme des retraites et n'a pas pu éviter le concert de casseroles.

Un jeu de cache-cache qui n'a pas vraiment eu le succès escompté. Le 5 mai, dans un tweet publié sur son compte officiel, la préfecture des Hauts-de-France démentait fermement l'annonce d'un déplacement de Gérald Darmanin à Gruson, dans le Nord. "Il n'a jamais été question qu'il vienne", affirmait même l'autorité préfectorale. 

Il faut dire que, sur les réseaux sociaux, les opposants à la réforme des retraites organisaient déjà leur concert de casseroles pour la venue du ministre de l'Intérieur.

Malgré les démentis, un ministre bel et bien là

Et, malgré les démentis, Gérald Darmanin était bien là, ce samedi 6 mai, au lieu dit et à l'heure dite. C'est lui-même qui l'a annoncé sur son compte twitter, photo tout sourires avec les élus locaux à l'appui. L'entourage du ministre a fait valoir auprès de l'AFP une décision prise "en dernière minute", une justification qui n'a pas convaincu les opposants nordistes. 

En conséquence, le ministre n'a pas mis longtemps avant d'être retrouvé par les protestataires, qui ont déplacé la "casserolade" en dernière minute devant la mairie de Tourcoing, où Gérald Darmanin a fait escale comme à son habitude. 

"Bah alors on se cache ? On fait publier des fakenews à la préfecture et au ministère de l'Intérieur parce qu'on a peur du peuple et de ses casseroles ?", a interpellé le collectif lillois L'Offensive sur Twitter.

La mairie de Gruson taguée et dégradée

A Gruson, en lieu et place du ministre, c'est la mairie qui a fait les frais de la frustration des manifestants. Quelques heures avant la venue du ministre, la façade a été dégradée par des tags et un impressionnant déversement d'huile de vidange. 

Sur les tags, on pouvait notamment apercevoir le symbole anarchiste ainsi que les mots "Darmanin violeur", en référence à la plainte déposée à son encontre en 2017 et pour laquelle il a pour l'instant bénéficié d'un non-lieu. Noirci par les dégâts, l'édifice public est en cours de nettoyage.