Handball : l’USDK de Dunkerque célèbre les 10 ans de son titre national avec "les derniers joueurs à avoir battu le PSG"

Transformer la salle d’athlétisme en lieu de réception, couvert de moquettes, de bars et de tables. C’est la mission de la cinquantaine de bénévoles de l’USBK. Ils préparent l’anniversaire de la victoire de l’équipe dunkerquoise en championnat de France, en 2014.

"C’est un exploit dont tout le monde ne s’est pas rendu compte", se désole Jean-Pierre Vandaele, directeur du club de handball de Dunkerque. La fête organisée le samedi 1er juin 2024 est donc l’occasion "d’avoir la mémoire de ce qu’on a fait et de mettre à l’honneur ceux qui nous ont fait gagner."

Et pour cause, ses joueurs sont "les derniers à avoir battu le Paris Saint-Germain, et à avoir remporté le championnat contre eux", argue-t-il, fier d’avoir dominé le maître en la matière, qui a récolté la victoire ces neuf dernières années.

Des retrouvailles dans la mythique salle Dewerdt, partagées à 19 heures avec au moins 1 400 spectateurs. Au matin du samedi 1er juin, il restait environ 500 places à 10€ sur la billetterie. Le prix à payer pour voir un match de légendes. D’un côté : les champions de France en 2014 ; et de l’autre : une sélection d’anciennes gloires du championnat.

Loin de l’enjeu sportif, ce choc des titans est organisé pour "faire revenir les joueurs, éclatés dans toute la France, et reconstituer l’équipe gagnante", explique Jean-Pierre Vandaele. À l’instar du capitaine de l’époque, Mohamed Mokrani, qui avait soulevé le Bouclier de Champion de France. En retraite depuis 2017, il retrouvera ses collègues qui portent encore les couleurs de l’USDK, comme Benjamin Afgour.

Ainsi que Kornel Nagy, dernier en date à être parti à la retraite, après treize ans à Dunkerque. L’arrière Hongrois, très apprécié de ses coéquipiers, ne va pas complètement partir puisqu’il devrait rester au club, comme entraîneur des jeunes.

La force d'une équipe

C’est là toute la spécificité de la victoire de l’USDK selon Jean-Pierre Vandaele. "En 2014, on n’avait pas de vraie star pour gagner, mais une équipe exceptionnelle avec un esprit combatif et une envie de gagner. Ensemble, on était plus forts que tout.” Une fierté d’avoir gagné le championnat sans avoir de joueur qualifié en équipe de France, qui montre que “rien n’est impossible."

C’est l’exemple que Benjamin Afgour et Kornel Nagy essayent de partager avec les joueurs actuels, comme "deux témoins de l'esprit de 2014", détaille Jean-Pierre Vandaele. "On a parfois du mal à faire prendre la mayonnaise", concède-t-il devant les résultats de cette saison. Après une dernière défaite face à Chambéry vendredi 31 mai, L’USDK finit à la dixième place.

Des résultats que Jean-Pierre Vandaele explique notamment par un retard de développement du club ces dernières années. "Alors que toutes les villes sont dotées d’une grande salle, nous, on attend encore la nôtre." Actuellement en construction près de la gare de Dunkerque, elle pourra accueillir 5 000 à 6 000 personnes d’ici 2028. "D’ici là, on doit travailler pour garder le club en bonne santé", reconnaît le directeur, toujours avec "l’ambition de retrouver un niveau européen."

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