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Pitgam : manifestation contre l'implantation d'un poulailler industriel

Les manifestants dénoncent l'implantation prochaine d'un poulailler industriel. / © France 3 Nord Pas-de-Calais
Les manifestants dénoncent l'implantation prochaine d'un poulailler industriel. / © France 3 Nord Pas-de-Calais

Une marche était organisée ce samedi entre Pitgam et Dunkerque par un collectif qui s'oppose à l'implantation d'un élevage industriel, où plus de 100 000 poules pondeuses doivent être accueillies prochainement.

Par YF avec Lila Haffaf

Ils ont décidé de marcher pour manifester leur colère et leur opposition au projet de poulailler géant qui viendra s'installer dans leur village de Pitgam, près de Dunkerque. "Comment elles vont être ces bêtes ?", interroge Ghislaine Leurs, une des participantes du cortège. "Même si elles ne sont pas en cage, elles seront quand même enfermées. Il y aura des camions qui vont venir chercher les oeufs, on a des petits routes, tout va être abîmé".

Pour notre santé, ce n'est pas normal non plus"
, proteste Dominique Delpouve, une autre opposante. "On va respirer 15 tonnes d'amoniac, on va respirer 12 tonnes de poussières, on va respirer des bactéries, des plumes... on n'a même pas de filtres au-dessus de cette usine à pondre !"  
 
Pitgam : manifestation contre un poulailler géant
Reportage de Lila Haffaf et Flavien Bellouti.


31 millions d'oeufs chaque année


Ce projet est symbolique de la multiplication des élevages intensifs en Flandre. Prochainement à Pitgam, trois bâtiments s'élèveront sur une parcelle de 5000 m². Ils accueilleront 107 000 poules qui pondront 31 millions d'oeufs chaque année. La parcelle sera exploitée un agriculteur du village, pour le compte d'une entreprise belge.

"Cette agriculture-là ne respecte pas la biodiversité, ne respecte pas l'environnement", dénonce Jean-Luc Bardel, maraîcher. "D'autre part, elle ne crée pas d'emplois, c'est une agriculture où tout est automatisé". Autre risque identifié, celui d'une maltraitance animale à cause notamment d'une station de compression de gaz, implantée à proximité immédiate. "On sait déjà qu'il y a parfois des dégazages, des opérations de maintenance et ça provoque des petites explosions sonores et ça, les poules n'aiment pas", affirme Nicolas Fournier, président de l'Assemblée de Défense de l’Environnement du Littoral Flandre-Artois (ADELFA). "Elles sont effarouchées, elles se concentrent les unes sur les autres et à ce moment-là, ça peut créer une certaine mortalité dans les élevages".

Plusieurs associations ont déposé un recours auprès du tribunal administratif de Lille avec l'espoir que ce projet de poulailler géant soit définitivement abandonné. 

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