Enduropale du Touquet 2024. Le circuit dévoilé, plongez dans la course comme si vous y étiez

Un peu moins de lignes droites, des parties plus techniques… La piste de l’Enduropale 2024 se dévoile à travers une nouvelle infographie. Quelles sont les nouveautés de cette 48ème édition ? Quelles difficultés sont attendues ? On fait le point.

À la veille de trois jours de compétition où sont attendus plus de 2700 participants et 500 000 spectateurs, les 35 agents techniques de la ville du Touquet sont sur le pont. Il faut aménager les dernières pistes, rendues possibles grâce à l’importante quantité de sable piégé par deux kilomètres de ganivelles. "Suite aux deux tempêtes, on a vraiment beaucoup de sable cette année, explique Hugues Duhamel, responsable du tracé du circuit. Tant mieux, ça permet d’élargir les zones publiques, d’avoir des circuits qui ne sont pas encaissés et dont le public peut profiter."

Une piste de 13 kilomètres de long "plus aérée" qui fait la part belle au "spectaculaire", un des objectifs de cette 48ème édition, selon David Hauquier, directeur de la course.

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Plus de 2700 participants vont s'affronter, du 2 au 4 février 2024, sur un circuit de 13 kilomètres. ©Ville du Touquet-Paris-Plage

Une course pensée pour le public

Côté nord, la ligne d’arrivée sera plus dégagée, pour laisser plus de place aux spectateurs. "La grosse dune sous laquelle passe le public d’habitude a été supprimée".

Pour pimenter la course, des bosses ont été rajoutées. En zigzag, en quinconce… Pour les pilotes, à chacun sa trajectoire. "Il y aura aussi des vagues décalées, classiques, en bref, un parcours qui va permettre de départager les pilotes et de créer des écarts, détaille David Hauquier. Cela va donner lieu à des batailles spectaculaires."

La sécurité avant tout

Le circuit vers Stella-Plage, une zone d’un peu plus de 4 kilomètres, reste le même. Vers Le Touquet en revanche, le nombre de chicanes est passé de quatre en 2023 à sept cette année pour freiner davantage les participants. "Ils vont passer d’une piste de 12 mètres de large à 8 mètres qui permettra de les faire ralentir", précise Hugues Duhamel.

Autre point de sécurité : l’arrivée. Pour éviter les bouchons, une zone d’attente, "plus aérée et avec plus d’ouvertures" sera mise en place. Elle sera destinée aux pilotes fatigués et qui ne souhaitent pas refaire de tour. "On ne voulait pas que ces pilotes stationnent sur la piste, c’est trop dangereux", insiste David Hauquier.

Côté météo, les organisateurs sont "confiants". Il y a deux ans, le tracé de l’Enduro avait été mis à mal par le passage de la tempête Eunice. En 2023, la course de motos avait été avancée au samedi en raison des marées. Cette année, elle reprend sa place le dimanche 4 février. Avec des températures comprises entre 8 et 10 degrés, un vent présent mais relativement faible, les conditions climatiques semblent être réunies.

Une zone sanctuarisée et un nombre de convois réduit

Sur la question environnementale, les organisateurs tentent de s’adapter. Depuis une dizaine d’années, le Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale réalise des prélèvements après chaque compétition pour détecter la présence d’hydrocarbures et de métaux lourds. Pour la deuxième année consécutive, l’événement a reçu un avis favorable. Toutefois, la structure émet des recommandations.

Ainsi, le nombre de convois (les 4X4 en l’occurrence) sera réduit, et l’organisation a prévu un process d’intervention en cas de moteur cassé ou de fuite d’huile pour limiter au maximum les dégâts sur le sable. Dans la zone de la pointe nord, les dunes seront interdites d’accès aux piétons, le temps de la compétition. "Cela va être un espace sanctuarisé pour que la faune (oiseaux, phoques) éventuellement gênés par le bruit des motos puissent se mettre à l’abri et rester tranquille", explique Philippe Flament, vice-président du comité d’organisation.

"On fait vraiment attention à tous ces points-là sur lesquels on faisait peut-être moins attention auparavant", insiste David Hauquier.