Grève du 7 mars. De fortes perturbations prévues à la SNCF, seulement 1 TER sur 10 en circulation dans les Hauts-de-France

Un nouveau volet de mobilisation contre la réforme des retraites commence à partir du 7 mars. La SNCF vient d'annoncer son plan de circulation pour la journée : un trafic "très pertubé" est à prévoir.

"Mettre la France à l'arrêt". C'est le mot d'ordre des 8 principaux syndicats français, à l'occasion de la sixième journée de grève interprofessionnelle contre la réforme des retraites, le mardi 7 mars.

Alors que le projet de loi est actuellement examiné au Sénat, et doit être examiné jeudi 9 mars, l'intersyndicale espère rassembler autant de manifestants que lors du premier mouvement social du 19 janvier. Les effectifs des mobilisations suivantes avaient en effet diminué.

Une baisse de participation qui n'empêche pas de nombreux retards et suppressions de trains à la SNCF.

1 train sur 5 en moyenne

La SNCF prévoit 1 train sur 5 pour les TGV INOUI sur l'axe Nord, et 1 sur 2 entre Paris et Lille. Pour les OUIGO, 1 sur 4 circulera normalement en moyenne dans toute la France. Quant aux TGV de province à province, il faudra s'attendre à seulement 1 train sur 10. 

Les Thalys seront pour leur part au nombre de 2 sur 3, selon la SNCF.

Dans les Hauts-de-France comme dans toutes les régions, le trafic TER sera très fortement perturbé. Un TER sur 10 seulement devrait être en circulation. 

À noter qu'en dehors de la grève, "la circulation des trains est interrompue entre Amiens et Abancourt dans les 2 sens jusqu'au samedi 11 mars à la suite d'un défaut affectant la voie.", annonce le site des TER Hauts-de-France.

Une grève reconductible

"On sera tous dans les rues mardi. On le saura aussi certainement les jours suivants, jusqu'à temps que le gouvernement écoute le peuple", annonce d'ores et déjà Georges Boulenger, secrétaire régional CGT Nord-Pas-de-Calais.

Un appel à la mobilisation entendu par Clément Baune, ministre délégué en charge des Transports : "Il y aura de très forts impacts, (...) pour beaucoup ce sera une vraie galère", a-t-il reconnu sur France 3