Covid-19 : la métropole lilloise bascule en alerte maximale, les bars contraints de fermer pour quinze jours

Après Marseille et Paris, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le passage de la métropole lilloise en zone d'alerte maximale face à la circulation active du virus à partir de samedi 10 octobre. Parmi les mesures annoncées, la fermeture des bars pour quinze jours minimum.
La métropole lilloise bascule en alerte maximale. En conséquence, les bars doivent fermer pour quinze jours minimums.
La métropole lilloise bascule en alerte maximale. En conséquence, les bars doivent fermer pour quinze jours minimums. © MAXPPP
Le passage de la métropole lilloise en zone d’alerte maximale semblait inéluctable, au regard des indicateurs fixés par le gouvernement pour déterminer le passage d’une zone en rouge écarlate. Après un sursis de 10 jours accordé par le Premier Ministre Jean Castex, le ministre de la Santé vient d’annoncer, dans un point presse hebdomadaire, le passage de la métropole lilloise en zone d’alerte maximale à partir de samedi 10 octobre et ce pour quinze jours minimum.  Des annonces qui interviennent au lendemain de la prise de parole d’Emmanuel Macron, expliquant que le virus "circule trop vite" et jugeant qu’il fallait aller vers "plus de restrictions." Les villes de Paris, Marseille et Aix-en-Provence et la Guadeloupe étaient déjà concernées par ce classement. Au-delà de Lille, les métropoles de Lyon, Grenoble ou encore Saint-Etienne basculent également en zone d’alerte maximale.

Pourquoi le passage de la métropole lilloise en zone d’alerte maximale ?

Le nouveau nuancier de couleurs, mis en place par le gouvernement le 23 septembre dernier, permet de classer les métropoles et les départements français selon des seuils spécifiques pour évaluer l’évolution de l’épidémie de façon locale. La métropole lilloise était classée en zone d’alerte renforcée face à la Covid-19 depuis le 28 septembre. 

Trois critères ont été pris en compte pour basculer la métropole en zone d’alerte maximale : le taux d’incidence de la population générale, le taux d’incidence des personnes de plus de 65 ans et le taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19. Patrick Goldstein, chef du pôle urgences et du Samu au CHU de Lille, déclarait ce jeudi matin sur FranceInfo que "tous les voyants sont au rouge dans la métropole lilloise."

Qu’est-ce que ça change ? 

Derrière ces chiffres complexes à interpréter, le passage de la métropole lilloise en zone d’alerte maximale s’accompagne de mesures spécifiques, notamment concernant les bars des 95 communes concernées. Jusqu’à présent autorisés à ouvrir jusque 22 heures, les bars vont devoir totalement fermer pour quinze jours minimum à partir de samedi 10 octobre, comme c’est déjà le cas à Paris ou Marseille.

Les restaurants, non concernés par ces mesures de fermeture totale, doivent néanmoins appliquer un nouveau protocole sanitaire renforcé. Une nouvelle réglementation anticipée par la mairie qui a déjà demandé aux restaurateurs de s’adapter, en calquant les mesures en vigueur à Paris ou Marseille : des tables de 6 maximum, du gel hydroalcoolique à disposition, l’obligation de porter le masque à table jusqu’au service du premier plat, la mise en place dans chaque établissement d’un cahier de rappel pour prévenir rapidement les cas contacts si un client est testé positif ou encore l'obligation pour les restaurateurs de télécharger l'application Stop Covid. Dans les centres commerciaux et les grands magasins, la jauge est limitée à un client pour 4 mètres carrés. Les soirées éudiantes sont interdites, tandis que les clubs de jeux, les salles de danse et les salles de jeux son fermées, tout comme les salons et les foires.

Quant aux salles de sport, fermées depuis le 25 septembre dans la métropole lilloise malgré le référé-liberté déposé par les syndicats professionnels devant le tribunal administratif, elles seront encore fermées au moins pour les quinze prochains jours en attendant d’évaluer l’évolution de la circulation du virus dans la métropole.
Que se passe-t-il si les indicateurs continuent de se dégrader ? 
Un dernier seuil existe au-delà du classement d’une métropole en zone d’alerte maximale. Il s’agit du classement en état d’urgence sanitaire. Celui-ci est décrété lorsque la part des patients positifs au Covid-19 dans les services de réanimation de la zone définie atteint plus de 60%. Ce passage implique de nouvelles restrictions, comme la possibilité de limiter les déplacements. À ce jour en France, aucune métropole n’a atteint ce stade.
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