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Lambersart : l'homme qui scrutait la bonne santé des arbres

© Antoine Morvan
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Comment vérifie-t-on la bonne santé des arbres ? Comment savoir s'ils risquent de tomber ?

Par Antoine Morvan

Si certains habitués de l’avenue de l’hippodrome à Lambersart ont déjà croisé Thierry Specht et son drôle de matériel, ils se sont surement posé la question de son utilité. Il pratique la tomographie sonore. Une technique non intrusive pour vérifier l’état des arbres. 

On mesure son contour avec un outil spécifique pour déterminer le nombre de capteurs à placer sur l’arbre (entre 9 et 12). Puis, à l’aide d’un petit marteau, on envoie une impulsion sur chaque capteur. Les ondes sonores se croisent et forment une image de l’intérieur de l’arbre. « C’est un peu comme un scanner de la tête » . L’image ainsi formée indique par des couleurs différentes le niveau de solidité ou de pourriture du tronc. (Un test de traction simulant un ouragan de 120km/h peut être effectué en complément pour vérifier le fût et le socle racinaire)
Le risque le plus important pour un arbre planté en milieu urbain est la pourriture racinaire (les travaux de voirie et de terrassement coupent les racines) l’arbre est moins fort et plus sensibles aux bactéries, champignons et insectes
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Chaque arbre de l’avenue est immatriculé et les sujets les plus à risques sont vérifiés en priorité (c’est la deuxième génération de contrôles). En comparant les images effectuées à différentes périodes, on peut visualiser la détérioration ou la guérison des arbres. Car en effet l’arbre peut s’auto guérir «si le milieu est hostie, il ne peut pas s’enfuir comme nous. il est obligé de résister là où il est »
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Partie 2 : encart histoire avenue de l’hippodrome
L’avenue de l’hippodrome compte aujourd’hui 293 arbres . La plantation de ces Platanes acerifolia date de 1890 à la fin de la création de l’avenue. Cette dernière a été dessinée par Alfred Mongy  alors ingénieur en chef des travaux publics de Lille en 1886  (20 ans avant le grand boulevard Lille Roubaix Tourcoing) La ville de Lambersart ayant passé deux ans auparavant une convention avec la ville de Lille après l’arrivée de l’ hippodrome de Lille à Lambersart (dite convention Ory du nom du promoteur du quartier). Un tramway hippomobile passe alors sur le trottoir droit. Il sera électrifié en 1905 et passera sur la chaussée jusqu’en 1940. Le quartier de l’hippodrome sera entretenu par Lille jusque 1950, quand la convention est dénoncée et cesse. Lambersart récupère ce quartier huppé et l’hippodrome à l’abandon fera place à un lotissement construit en 1954.
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Au service aménagement de la mairie de lambersart on précise que les 5841 arbres de la commune sont répertoriés. « on a déjà un œil averti, et les arbres à risques sont surveillés de près »  Et ce dans toute la ville et même dans les cours d’école et le parcs. « Il arrive même que l’on pratique des tomographies préventives avant des travaux nécessitant la coupe de racines. On peut ainsi surveiller l’adaptation de l’arbre et son éventuelle défense naturelle » l’abattage de l’arbre ne devant être que la solution ultime. Si tel est le cas, dans l’avenue de l’hippodrome, ils sont systématiquement remplacés par des « jeunes » pousses de 10 ans. Elles proviennent d’un rayon de moins de 400 km pour répondre à des critères phytogéographiques assurant leur adaptation à nos climats.
La semaine prochaine ce sont 113 arbres de toutes tailles qui sont attendus par les services de l’aménagement de la ville pour être plantés. Le cap des 6000 arbres est en vue dans la cité dont l’emblême est … un arbre.

L'Avenue de l'hippodrome, une voie chargée d'histoire

L’avenue de l’hippodrome compte aujourd’hui 293 arbres. La plantation de ces Platanes acerifolia date de 1890 à la fin de la création de l’avenue. Cette dernière a été dessinée par Alfred Mongy, alors ingénieur en chef des travaux publics de Lille en 1886, (20 ans avant le grand boulevard Lille Roubaix Tourcoing).

La ville de Lambersart ayant passé deux ans auparavant une convention avec la ville de Lille après l’arrivée de l’ hippodrome de Lille à Lambersart (dite convention Ory du nom du promoteur du quartier). Un tramway hippomobile passe alors sur le trottoir droit. Il sera électrifié en 1905 et passera sur la chaussée jusqu’en 1940. Le quartier de l’hippodrome sera entretenu par Lille jusque 1950, quand la convention est dénoncée et cesse. Lambersart récupère ce quartier huppé et l’hippodrome à l’abandon fera place à un lotissement construit en 1954.

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