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Des étudiants de Lille 2 agressés par des militants d'extrême droite après une Assemblée Générale

L'agression s'est produite dans les alentours de la faculté. / © MAXPPP
L'agression s'est produite dans les alentours de la faculté. / © MAXPPP

On ignore le nombre exact de victimes. L'agression a été revendiquée par un groupe d'extrême-droite.

Par Quentin Vasseur

Plusieurs étudiants ont été agressés lundi 26 mars près de Lille 2 par un groupe qu'un communiqué de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) décrit comme "un groupe de militants d'extrême droite".

Selon l'UNEF, ce groupe circulait autour de la faculté de droit pendant qu'une Assemblée Générale se tenait contre la loi Orientation et Réussite des Étudiants, et en soutien aux étudiants de Montpellier, victimes de violences perpétrées par des groupes d'hommes cagoulés. 

"On voyait déjà des groupes à l'extérieur qui gravitaient autour" rapporte Sullyman Bouderba, président de l'UNEF de Lille, qui ont pris à partie les étudiants "au fur et à mesure qu'ils sortaient de l'AG".


Des coups ont été donnés, assure l'UNEF même si "on ne connaît pas le nombre exact de victimes" admet Sullyman Bouderba. La police confirme qu'elle a été appelée pour éviter tout débordement face à la "vingtaine de personnages hostiles" qui attendait dehors, mais n'est pas en mesure de confirmer les blessures.

Les agressions ont été ensuite revendiquées sur Twitter par le compte d'extrême-droite "Red Lille". Ce dernier a depuis été supprimé, mais une trace des messages subsiste, dans lequel le groupe assure n'être "aucunement affili[é] à la mouvance identitaire".

© Capture Twitter
© Capture Twitter

Sur Twitter également, le député (FI) Adrien Quatennens a évoqué une "ambiance suffocante hier soir à la fac de Lille 2, où des étudiants qui participaient à une Assemblée Générale ont été violemment agressés."


La maire de Lille Martine Aubry a elle aussi commenté cette agression sur le réseau social, dénonçant "les menaces et violences d’une poignée d’identitaires contre les étudiants de la fac de droit hier soir".


Jointe par téléphone, l'université n'a pas donné suite à nos sollicitations.


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