VIDÉO. Lille : le procès de deux militants antispécistes pour dégradations renvoyé à mai 2019

Le parquet a décidé de ce report pour une "meilleure organisation des débats".
© Laurnet Rigaud & MAXPPP
Le tribunal correctionnel de Lille a renvoyé vendredi au 2 mai 2019 le procès de deux activistes antispécistes soupçonnés d'avoir vandalisé une poissonnerie, un restaurant et une boucherie.

 

"Dégradation volontaire en réunion"

Une jeune femme de 21 ans et un homme sont poursuivis pour "dégradations volontaires en réunion" commises en mai sur ces commerces alimentaires du centre-ville, parfois tagués "stop au spécisme".

Leur procès a été renvoyé conformément aux réquisitions du parquet, pour des questions de meilleure organisation des débats.
 
Valérie Carreel, gérante de la boucherie L'Esquermoise dont la vitrine a été brisée, a reconnu à l'issue de cette courte audience "un peu de déception" mais estime que ce report "laissera le temps au juge d'examiner les faits pour les juger clairement et honnêtement."
 
Lille : le procès de deux militants antispécistes pour dégradations renvoyé à mai 2019 ©France 3 Nord-Pas-de-Calais


"J'attends une peine exemplaire, contre ces gens qui saccagent le travail des autres, ne respectent personne, peuvent mettre une société en péril", a-t-elle déclaré.

 

"Obligé de casser pour se faire entendre"

"Ce qui me rend malheureux, c'est qu'on soit obligés de casser pour se faire entendre", a expliqué pour sa part l'un des deux prévenus, âgé de 31 ans, niant cependant les faits qui lui sont reprochés.

"Cela fait des dizaines d'années qu'on milite pour les animaux et rien ne se passe, on va toujours plus loin dans la cruauté. Et dès qu'on balance une pierre dans une vitrine, la presse s'en mêle et l'Etat intervient", a-t-il déploré. Le tribunal a levé le couvre-feu nocturne dont il faisait l'objet, mais maintenu son contrôle judiciaire.

 

Des militants devant le tribunal

Une quarantaine de militants antispécistes, qui défendent la cause animale et refusent la hiérarchisation entre espèces, s'étaient également donné rendez-vous dans le hall devant la salle d'audience.

"Ce ne sont pas ces actes de violence contre une vitrine qui doivent être jugés mais le spécisme, qui tue des milliards d'êtres sensibles tous les jours", a soutenu Joy, membre du Comité de soutien aux activistes antispécistes (CSAA) qui accompagne "moralement et financièrement" les prévenus.
 
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