Paris-Roubaix 2024. Mathieu Van der Poel, au "sommet de son art" remporte la 121ème édition après 60 km d'échappée

La 121e édition du Paris-Roubaix s'est élancée vers 11h15 de Compiègne direction Roubaix avec 259,9 km de course dont 29 secteurs pavés. Le Néerlandais, champion du monde et tenant du titre Mathieu Van der Poel, grand favori, a fait un cavalier seul pendant 60 km. Retour sur les temps forts de cette édition.

16h54. Mathieu Van der Poel lève les bras en vainqueur. "C'est dur à réaliser. J'étais sans doute plus fort que l'an dernier. Je suis très fier. Ce n'était pas vraiment dur de partir à 60 km. Je voulais rendre la course difficile, c'est ma force". 

16h47. Il reste 4,4 km. Le vélodrome André Pétrieux de Roubaix est archiplein. Et attend son champion.

M. Van der Poel enchaîne avec Gruson, secteur pavé n°3. Vitesse moyenne 47,82 km/h

16h32. Ambiance exceptionnelle dans le carrefour de l'arbre. Le public est en transe. Il a 3 minutes d'avance sur le groupe Pedersen.

16h30. Carrefour de l'Arbre. On a coutume de dire que c'est le dernier secteur pavé compliqué. Et que celui qui en sort en tête à partie gagnée. 

Selon le site de la course Paris-Roubaix Mathieu Van Der Poel pourrait être le douzième homme à effectuer le doublé Tour des Flandres - Paris-Roubaix. 

Approche du secteur pavé n°6 : Bourghelles à Wannehain. La vitesse moyenne est de 48,1 km/h. 

Chute de Laurence Pithie, 21 ans, Néo-Zélandais. Secteur n°7 de Cysoing à Bourghelles. Pedersen est à 2'00 de Van der Poel. Il reste 30 km.

16h15. Que peut-il arriver à Mathieu Van der Poel ? Une faute qui le pousse à une grosse chute ? Nos commentateurs ne voient pas d'autres possibilités. Une fringale ? Cela paraît peu probable, Thomas Voeckler assurant que le champion sait parfaitement ce qu'il doit ingérer pour poursuivre son effort. 

Sortie du secteur numéro 11 de Mons-en-Pévèle. 1'30" d'avance pour Van der Poel. Après le Tour des Flandres M. Van der Poel pourrait bien emporter Paris Roubaix. En ayant gagné l'an dernier, il ferait tout comme Tom Boonen dernier à avoir gagné deux Paris Roubaix d'affilée. 

"Une défaillance ou un problème mécanique seulement pourrait entacher la progression de M. Van der Poel" qui a 1'20" d'avance désormais. Fabian Cancellara, en 2010, était parti à 50 km de l'arrivée. Mais là, il est parti à 60 km de l'arrivée s'étonnent les commentateurs.

15h48. Les commentateurs sont abasourdis par la prestation de Mathieu Van der Poel. "Facile", "au sommet de son art", "plus fort", "technique grâce au cyclocross" qui a 1'10" d'avance désormais.

Secteur 12, 4*, Auchy-les-Orchies à Bersée. 30" d'avance pour Van Der Poel. "La course a été tellement rapide que les coureurs sont essorés", Laurent Jalabert. 36" désormais. 

15h35. Orchies, secteur pavé numéro 13, 3*. Mathieu Van Der Poel décolle à 60 km de l'arrivée. Et laisse tout le monde sur place. 900 m d'avance... 

15h30. À 61 km de l'arrivée, Hugo Page est le seul français présent dans le groupe de tête. 

15h20. Van der Poel, Philipsen, Hagenes, Van Dijke, Van Dijke, Pedersen, Vacek, Askey, Pithie, Degenkolb, Mikhels, Page, Tiller, Waerenskjold, Wellens, Pidcock, Wright, Meeus, Jacobs, Bissegger, Van Gestel, Beullens, Slock, Fedorov, Malecki rejoignent les trois premiers. Il reste 14 secteurs pavés et un plus d'une heure de course. Cela temporise et... repart à l'attaque ! 

15h17. Plus que 10" d'avance pour les trois en tête de la course. 

Le public se densifie sur les secteurs pavés. Il ne pleut pas. Si les crevaisons ont été nombreuses, l'édition 2024 est à peu près sèche même si les pavés n'ont pas toujours complètement séché. Les coureurs roulent à 49 km/h de moyenne, on est sur les bases d'un record. Le précédent est de 46 km/h.

15h12. Secteur pavé 16 Warlaing à Brillon 3* 2400 m. 27" d'avance pour les trois hommes de tête. Thomas Voeckler, consultant : "Vermeersch va chercher le bas-côté, il y a des gravillons, des petits silex par terre, il ne crève pas, mais il prend des risques". 

15h06. Secteur pavé numéro 17. Toujours 32" d'écart entre les trois hommes de tête et le groupe Van der Poel. 

14h56. Vermeersch attaque avec Küng et Politt. Van Der Poel a hésité à suivre mais, il opte pour des renforts de son équipe et contre-attaquera plus tard. 30 secondes séparent les deux groupes.

14h54. Pedersen crève.

14h47. Arrêt de John Degenkolb, qui change de vélo. Philipsen crève et change de vélo également. Quatre hommes sont en tête avec 6" d'avance. Mathieu van Der Poel ne roule plus. Jonction à nouveau.

14h43. Ça sprinte, puis ça ralentit... Ils sont entrés dans la trouée. Les pavés sont disjoints, tranchants, ça tremble, ça vibre. Les trente premiers se distancent les uns des autres. Crevaison pour les uns. Mathieu van Der Poel fait le forcing. Les coureurs sont au supplice. Le peloton explosé façon puzzle.  100 km de course seul ? Est-ce que cela lui fait peur ?

14h40. À 5 km de la tranchée et à 100 km de l'arrivée.

Comment va se présenter le passage de la chicane à Arenberg ? Trente coureurs devraient effectuer le premier passage avant les autres. Si le Paris-Roubaix est une des courses les plus difficiles au monde c'est en partie grâce ou à cause (c'est selon) de cette tranchée où le pavé est particulièrement disjoint, difficile à négocier. 

14h34. Un tout droit dans un virage vraisemblablement à cause d'une crevaison. Un coéquipier du favori s'arrête.

14h30. Dans trois kilomètres les coureurs seront sur le secteur d'Haveluy, où les pavés sont secs, même si le secteur est classé 4 étoiles. Juste avant celui de la trouée d'Arenberg, classé 5*. 

Que faire par rapport à la domination de Mathieu van der Poel ? Il a le plus de coéquipiers en place. Le plus de talent. Il est devant. Attaquer maintenant, serait suicidaire, selon Laurent Jalabert, consultant.

14h24. Florian Sénéchal à nouveau victime d'une crevaison.

14h21. Nils Politt, 2e du Paris-Roubaix en 2019, s'arrête pour changer de vélo. La tranchée d'Arenberg se profile. Céline Rousseaux, est avec la maman de Mathieu van der Poel, Corinne, qui espère que la chicane à l'entrée de la tranchée d'Arenberg ne sera pas dangereuse (un virage à 90° puis un à 180°) pour ralentir les coureurs à l'entrée de la Drève des boules d'Hérin (autre nom de la tranchée).

14h20 Fin du secteur pavé n°21. Mathieu Van Der Poel est amené dans un fauteuil pour l'instant à Roubaix. Dries van Gerstel, dossard 187, a crevé, et essaie de retrouver sa place.

Le deuxième peloton est à 1'55. John Degenkolb déjà vainqueur de la Reine des classiques, spécialiste, est aux avant-postes. 

14h09. Entrée dans Artres, secteur pavé 23, 2étoiles jusque Quérénaing. Le bas-côté est roulant le peloton allongé, ça roule. Il existe une bande asphaltée sur le côté. Thomas Voeckler est impressionné par le fait que seulement 35 coureurs sont encore en lice dans le premier groupe alors que le Carrefour de l'arbre est encore loin. 

14h00. Le Britannique, Joshua Tarling, dossard 96, exclu pour s'être accroché à sa voiture après sa crevaison. Laurenz Rex abandonne.

La situation est parfaitement contrôlée par les Alpecin Deceuninck de Mathieu van der Poel, en tête du premier peloton à Saint-Martin-sur-Écaillon. Il y a deux Français dans ce premier groupe mais pas de régionaux de l'étape. Sénéchal et Petit sont plus loin. Il reste 130 km de course.

13h49. Il y a une minute d'écart entre les deux pelotons. Une cassure s'est opérée entre deux groupes. 

13h45. 50 coureurs attardés et un peloton très effiloché. Mais devant la jonction a lieu. C'est terminé pour le moment pour les 8 hommes de tête. Du moins cette première échappée ne va pas au bout. Nous sommes au km 120.

Le groupe des 8 et celui de Mathieu van der Poel vont bientôt se rejoindre. Chute impressionnante mais sans gravité pour le coureur Laurenz Rex. Vidéo ci-dessous.

13h38. Mathieu van der Poel, favori, est en tête du peloton. On a cru à une attaque après un virage mais non, finalement. Le peloton n'est plus qu'à 12". À l'arrière, plusieurs groupes se forment.

13h35. Moins d'un km pour rejoindre le secteur n°26. 

Christophe Laporte ne parvient pas à remonter facilement le peloton après sa crevaison. John Degenkolb, 35 ans, ancien vainqueur est bien placé dans le peloton. 

Grosse ambiance dans un virage du secteur pavé n°27, les fumigènes sont de sortie tandis que Kasper Asgreen engage le virage à 45° en tête.

13h27. Viesly, secteur pavé n°28 est lui aussi noté 3 étoiles. Il est long de 1,8 km. Le secteur 27 est entamé par les 8 hommes de tête.

Gleb Syritsa est lâché par les échappés.

13h23. Secteur pavé n°28, plus humide, sur les extérieurs (vers le bas-côté) mieux vaut rouler au milieu du pavé. Les 9 hommes de tête passent sans encombre, mais attention pour le peloton. 

13h18. Christophe Laporte, le français champion d'Europe, a crevé sur le premier secteur pavé. Il se met à l'arrière du peloton. Les hommes de tête ont 1'13 d'avance. Ils sont déjà sortis du secteur pavé.

13h15. Ça y est. Entre Troisvilles et Inchy, les pavés sont empruntés par les 9 hommes de tête. 2 200 mètres, 3 étoiles.

13h12. Les hommes de tête sont à 3 km du 1er secteur pavé, sur 29 en tout. Sachez que les secteurs pavés sont notés d’une à cinq étoiles en fonction de leur difficulté et longueur. 

13h02. Abandon de Jonathan Milan note le site de la course. 

56 km de secteurs pavés sont au programme aujourd'hui répartis en 29 secteurs pavés. 

"Avec les pavés il n'est pas exclu que l'écart entre l'échappée et le peloton monte aux alentours de 2 minutes ou 3 minutes", Laurent Jalabert, consultant. 

12h57. La jonction est faite avant les premiers pavés à Troisvilles, dans 13 km. Le peloton est à 1'22.

Kasper Asgreen, le coureur danois, confie qu'il n'a jamais terminé bien Paris - Roubaix. En 5 participations, il a terminé au mieux 44e du classement, loin de sa valeur. Aujourd'hui, il est aux avants - postes.

12h52. 1'35 d'avance pour les sept hommes de tête sur le peloton. Les deux poursuivants, à 12", ont du mal à les rejoindre.

Interviewé, Florian Sénéchal, avec sa fracture non consolidée de la clavicule se dit "être au clair" avec sa décision de participer, sans pression, au Paris - Roubaix, même si son chirurgien lui a conseillé de ne pas tomber. C'est le 10e Paris-Roubaix pour ce natif du Cambrésis.

12h27. Durant la première heure de course, 54,67 km ont été parcourus.

Dusan Rajovic et Dries De Bondt sont à 40'' de Per Strand Hagenes, Rasmus Tiller, Kasper Asgreen, Marco Haller, Liam Slock, Gleb Syritsa, et Kamil Malecki. Le peloton est lui chronométré à 1'20''.

12h19. Chute dans le peloton.

11h27. À proximité de la clairière de Rethondes où l'armistice de 1918 a été signée, La Reine des Classiques, l'Enfer du Nord est lancé. 172 coureurs au départ. Dries De Bondt place une attaque, sans succès. Néanmoins, le peloton s'étire. 

Gros plan sur Andrew Auguust, dossard 92, un jeune Américain de 18 ans, plus jeune coureur de cette édition 2024.

11h16. Thomas Voeckler, reporter moto : "3 - 4 coureurs sont tombés peu après le départ fictif". Sans gravité apparente. Tout le monde repart.

Les premiers pavés du jour sont ceux du centre-ville de Compiègne. Le départ réel sera donné dans quelques kilomètres. 

Le départ ? "Un moment difficile où on a peur que cela se passe mal, il y a de l'appréhension", estime Laurent Jalabert, notre consultant.