PSA Hordain : les 124 salariés polonais de l’usine de Gliwice sont arrivés dans le Nord

Une centaine de salariés polonais du groupe PSA sont arrivés ce mercredi 17 juin dans le Nord, pour renforcer les rangs de l’usine d’Hordain, après une semaine de rebondissements.
Les 124 salariés polonais du groupe PSA sont arrivés dans le Nord pour renforcer temporairement les effectifs de l'usine d'Hordain.
Les 124 salariés polonais du groupe PSA sont arrivés dans le Nord pour renforcer temporairement les effectifs de l'usine d'Hordain. © Bertrand Théry / France 3 HDF

C’est un feuilleton qui aura duré près d’une semaine. Après avoir annoncé dans un premier temps l’arrivée de 270 salariés polonais de l’usine de Gliwice pour venir renforcer les effectifs de l’usine d’Hordain, suscitant l’émoi des syndicats et des politiques, le groupe PSA est revenu sur sa décision.

Ce mercredi 17 juin, 124 salariés polonais sont arrivés dans le Nord et intégreront les effectifs de l’usine dès demain. Le groupe PSA fera appel à des intérimaires pour compléter les rangs.

Chronologie des faits

Fermée depuis la mi-mars, l’usine PSA d’Hordain a rouvert ses portes au début du mois de mai. Pour répondre aux nombreuses commandes qui se sont accumulées pendant cette fermeture forcée, le groupe a souhaité renforcer ses équipes : 531 personnes supplémentaires pour produire, à partir de début juillet, en 3 équipes (matin, après-midi et nuit) contre deux actuellement, et honorer ainsi les commandes en attente d’environ 30 000 utilitaires.

"Le groupe choisit de donner de l'activité à ses salariés", justifiait la direction, alors que 80% des employés de l'usine polonaise, qui reprend "progressivement", seraient en activité partielle. "Le redémarrage ne se fait pas au même niveau sur tous les sites".

Les syndicats ont dénoncé une mesure qui laisse de côté les contrats précaires. "On est conscient que PSA veut privilégier l'emploi de ses salariés mais elle met sur le carreau ses intérimaires", regrette alors Frédéric Jarousset (FO). Le sujet est alors devenu politique et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a demandé au groupe automobile de renoncer à son projet de faire venir les ouvriers polonais. Le groupe PSA a finalement annoncé faire marche arrière et a promis le renfort majoritairement d’intérimaires et de "quelques collègues" européens.

"Processus classique"

Ainsi, 124 salariés polonais arrivés ce jour viennent "prêter main forte temporairement" dans l’usine PSA d’Hordain, contre les 270 prévus. La communication du groupe a affirmé que 240 contrats intérimaires, jusqu’à présent suspendus, ont été rappelés et 90 d’entre eux sont déjà retournés au travail. Une centaine d’autres intérimaires devraient renforcer l’équipe par la suite. Enfin, les postes restants sont mis à disposition des autres usines du groupe PSA en Europe. Ainsi, d’autres salariés européens sans activité pourraient rejoindre temporairement l’usine d’Hordain dans les prochaines semaines.

Les 124 salariés polonais de l’usine de Gliwice sont logés par PSA dans la région, entre Lille et Valenciennes, pour une durée de 3 mois. Leur parcours d’intégration et de formation débutera dès demain et se fera de manière totalement "classique" tient à préciser Jean-Pierre Papin, responsable communication de PSA Hordainn tout en rappelant que "le principe de solidarité industrielle est important (et que) le groupe a besoin de montrer à ses salariés, quelque soit leur nationalité, qu’on s’occupe d’eux."

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