Tournoi de France à Valenciennes : les Bleues, victorieuses du Brésil, sûres de remporter la compétition

Les Bleues célèbrent l'unique but de la rencontre signé Valérie Gauvin. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Les Bleues célèbrent l'unique but de la rencontre signé Valérie Gauvin. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L'équipe de France féminine, largement remaniée mais toujours imperméable en défense, s'est offerte quelques certitudes en dominant le Brésil (1-0), samedi à Valenciennes. 

Par AFP

C'est une victoire de prestige qui lui permet de remporter le Tournoi de France avant son dernier match.

Face à la Seleçao de Formiga, Cristiane et la "reine" Marta, entrée à la mi-temps, les Bleues ont poursuivi leur parcours sans faute grâce à Valérie Gauvin (55e), remportant cette nouvelle compétition amicale avant même d'affronter mardi les Pays-Bas, tenus en échec plus tôt par le Canada (0-0).

Corinne Diacre avait prévenu: le Tournoi de France, une création FFF au casting relevé, devait servir de galop d'essai avant la reprise en avril des qualifications à l'Euro-2021, son objectif numéro 1.
 


Après avoir opté pour une configuration attendue, mercredi contre le Canada (1-0), la sélectionneuse a renversé la table pour le deuxième match en procédant à huit changements parmi ses titulaires. 

Exit Sarah Bouhaddi, Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto, place à Kenza Dali, Eve Perisset ou encore Delphine Cascarino. Dans ce match des "coiffeuses" (surnom des remplaçantes), seules Wendie Renard, Amel Majri, Eugénie Le Sommer et Gauvin figuraient parmi les rescapées du 8e de finale du Mondial-2019 gagné contre le Brésil.
 

Malgré ce grand remaniement, la défense tricolore a su rester hermétique face aux incursions de la Seleçao, une bonne habitude qui dure désormais depuis six matches et autant de victoires. 

Pauline Peyraud-Magnin, la gardienne d'Arsenal et habituelle doublure de Sarah Bouhaddi, a annihilé sans trembler les tentatives d'Andressinha (17e), Tamires (36e),Cristiane (63e), Duda (73e) et Marta (90e+2), et la charnière centrale avec Renard et Aïssatou Tounkara s'est montrée solide.
 

 

Le Sommer sans élan

Devant, en revanche, les Bleues ont encore pêché dans le dernier geste, un des maux déjà pointés du doigt par les joueuses elles-mêmes face au Canada.

Brassard de capitaine au bras, Le Sommer a traversé la première période comme un fantôme, avec une reprise dans les airs (22e) pour seule initiative marquante.

Etait-ce sa quête du record de buts en sélection qui l'a tiraillé ? Avec 80 buts au compteur, l'attaquante de Lyon n'est toujours pas parvenue à rejoindre son illustre aînée Marinette Pichon, qui en a marqué un de plus entre 1994 et 2006.

"Plus on se rapproche de l'objectif et plus c'est difficile à atteindre. Alors moi, je ne lui en parle pas, je ne lui mets aucune pression", avait d'ailleurs lâché vendredi Diacre, soucieuse de dédramatiser l'enjeu.
 

Sur le front de l'attaque française, les coups d'éclat sont quasiment tous venus du côté droit de Delphine Cascarino, sa jeune coéquipière de l'OL qui a étourdi sa vis-à-vis de passements de jambe et d'accélérations.

Las, ses centres repris par Majri (7e, 11e) n'ont pas fait mouche et son déboulé devant la surface, stoppé net par Tamires (36e), n'a pas fait broncher l'arbitre.

La délivrance est finalement venue de Gauvin, l'habituelle avant-centre des Bleues qui s'était vu chiper sa place par la prometteuse Katoto mercredi à Calais.

Sur une longue ouverture de Karchaoui, brillante samedi, l'intenable Majri a envoyé un caviar vers l'attaquante montpelliéraine, dont la tête smashée aux six-mètres est passée entre les jambes de Barbara.
 

 

 

Victorieuses du premier "Tournoi de France"


Comme face aux Canadiennes, les Françaises ont été patientes dans la construction, poursuivant leurs efforts sans affoler. Et comme mercredi, elles ont fait la différence à la 55e minute...
 


Face à des Sud-Américaines qui restaient sur 9 matches sans défaite, l'équipe de France a gagné quelques certitudes, en même temps que de la confiance avant de défier les Pays-Bas, vice-championnes du monde et championnes d'Europe en titre, mardi, à 21h à Valenciennes,.

Cerise sur le gâteau, Diacre rend à son président Noël Le Graët une partie de la confiance qu'il lui a accordée: "Ce serait pas mal de laisser à la Fédération ce premier trophée du Tournoi de France", avait-elle glissé mardi. Le cadeau a été livré.

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