Manifestation du 11 mars contre la réforme des retraites : dans les Hauts-de-France, des manifestants moins nombreux mais toujours déterminés

Face à l'avancée du projet de réforme des retraites porté par le gouvernement, les syndicats ont appelé à les Français à se mobiliser une nouvelle fois ce samedi 11 mars. Dans la région Hauts-de-France, les manifestants continuent de battre le pavé, un peu moins nombreux mais toujours déterminés.

Le vent de contestation s'installe dans la durée. En ce samedi 11 mars, nouvelle journée de grève nationale, de nombreux manifestants venus de tous les secteurs d'activité sont venus exprimer leur mécontentement face au projet de réforme des retraites.

Le 10 mars, dans la soirée, au Sénat, le ministre du Travail Olivier Dussopt avait annoncé l'utilisation par le gouvernement de l'article 44-3 qui permet aux parlementaires d'accélérer le vote en forçant la chambre à se prononcer d'un seul tenant sur l'ensemble du texte.

À Lille, deux manifestations croisent leurs rangs

Dans les rues de Lille, lieu de rassemblement régional à l'appel de l'intersyndicale, le cortège s'est lancé depuis la porte de Paris à 14h30. Dans la foule, un sentiment général prédomine : ne pas se résigner face à l'avancée d'un projet de loi perçu comme injuste et non soumis au débat citoyen.

D'après des chiffres communiqués par la préfecture du Nord, 3 150 manifestants ont défilé à Lille. De son côté, la CGT annonce avoir compté 40 000 participants au sein du rassemblement lillois. 

La manifestation a rejoint en cours de route celle organisée par le Collectif 8 mars qui lutte pour les droits des femmes et, aujourd'hui en particulier, contre la réforme des retraites également.

"Les femmes sont les premières pénalisées par la réforme des retraites à cause des carrières hachées ou des emplois partiels subis", souligne Alexandra Dulché, coordinatrice du collectif qui regroupe une quinzaine d'associations féministes. 1 800 personnes étaient présentes dans les rangs de la manifestation féministe, selon l'organisation. 

"Notre gouvernement n'écoute rien et ne voit pas"

À Saint-Omer, on dénombrait quelque 2000 personnes ce matin, alors que l'on en estimait entre 4000 et 5000 le samedi 11 février. Malgré un cortège moins fourni, la colère continue de se faire sentir parmi les manifestants pour la troisième mobilisation de cette semaine - la huitième depuis le début du mouvement en janvier 2023.

"Ce n'est pas difficile de tenir, il y a toujours de la motivation à manifester contre cette réforme injuste", témoigne Maïté Proust, qui participe au rassemblement audomarois. D'après ses calculs, l'acheteuse industrielle comptera 195 trimestres à l'âge de 64 ans, alors qu'il lui en faudrait 172 pour profiter d'une retraite pleine.

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A Saint-Omer, nouvelle journée de mobilisation face à la réforme des retraites. Maïté Proust est présente pour sa sixième manifestation depuis début janvier. ©Myriam Schelcher

"J'ai peur qu'il y ait de la lassitude. On a un mépris total de notre gouvernement qui n'écoute rien et ne voit pas les gens dans la rue", déplore la mère de famille dont l'aînée manifeste de son côté à Dunkerque. 

Une mobilisation en baisse selon la préfecture

Selon les chiffres communiqués par la préfecture du Nord, les manifestations débutées ce matin dans différentes villes du département ont attiré une foule moins importante que les précédentes. 150 personnes à Fourmies, 280 à Haumont, 950 à Douai, 1000 à Dunkerque et 1300 à Valenciennes. "Une mobilisation globalement en baisse", observe la préfecture.

Cette nouvelle journée de contestation étant organisée un samedi, "il ne faut pas comparer seulement en termes de chiffres. Sur le terrain, on sent encore des gens déterminés. Il faut que le gouvernement nous écoute et accepte de se mettre autour de la table des négociations", commente Georges Boulenger, secrétaire régional CGT, présent dans le cortège d'Arras.

Entre 2500 et 3000 manifestants à Amiens 

En Picardie, des rassemblements ont également été formés à l'appel de la journée de grève nationale. Du côté d'Amiens, entre 2500 et 3000 manifestants ont été recensés par les syndicats. 

À Abbeville, la police dénombre 600 manifestants, quand les syndicats en annoncent 1500 de leur côté.

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