Selon One Voice, deux dauphins du parc Astérix sont déjà au delphinarium Kolmårdens en Suède

Dimanche 24 janvier, le directeur du parc Astérix annonçait que le delphinarium du parc n'allait pas rouvrir et que les huit dauphins allaient être envoyés dans des delphinariums européens. Selon One Voice, deux mâles avaient déjà été envoyés en Suède avant cette annonce.

Les dauphins du parc Astérix, juillet 2018
Les dauphins du parc Astérix, juillet 2018 © FTV

"C'est complètement hypocrite, s'indigne Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice. Le parc Astérix dit qu'il ferme son delphinarium et que les dauphins vont partir alors que deux sont déjà partis. D'ailleurs, nous soupçonnons que tous les dauphins sont déjà partis. On va le savoir par nos partenaires européens."

Transportés en avion-cargot

C'est d'ailleurs le partenaire suédois de l'association de défense de la cause animale, Djurrättsalliansen, qui a alerté devant un compte de réseaux sociaux de l’aéroport Norrköping Airport en Suède : sur cette page, auraient été publiées lundi 25 janvier des photos d’un avion-cargo transportant des dauphins depuis la France. Des photos supprimées depuis mais que One Voice a pu enregistrer pour les publier sur sa page Facebook :

One Voice s'est également procuré les certificats d'autorisation d'importation des animaux transportés. Selon les documents, rédigés en suédois et que nous avons traduits, ce sont bien deux dauphins provenant de France qui ont atterri à Norrköping Airport. L'un est âgé de 36 ans, l'autre de 38 ans. Selon One Voice, il s'agit respectivement de Guama et Cessol qui font partie des 8 dauphins du parc Astérix.

Pour la reproduction

Leur destination : le delphinarium Kolmårdens. Un delphinarium, selon One Voice, "ouvert en 1969 et où déjà plus de 60 dauphins sont morts". La raison selon les certificats : "ändamål", c'est-à-dire la reproduction. Des certificats datés du 25 novembre 2020. Le transfert de ces deux mâles aurait donc été finalisé trois mois avant l'annonce officielle de la fermeture du delphinarium du parc Astérix.

"On sait qu'il n'y a pas de sanctuaire qui existe et que ça prend du temps mais vu la façon dont les choses ont été anticipées on se dit que le parc pourrait investir un peu d'argent pour que ses dauphins aient une fin de vie où ils ne soient pas encore une fois exploités, déplore Muriel Arnal. Le parc aurait pu prendre le temps de préparer quelque chose de sérieux. De toute façon, les dauphins sont partis. Guama et Cessol sont là-bas  pour jouer les reproducteurs. Guama est déjà le père d'énormément de dauphins dont certains sont morts très jeunes. Se séparer de dauphins aussi vieux pour les envoyer à la reproduction, quel mépris".

Les animaux sauvages ne peuvent pas être vendus

Et d'espérer que les femelles du parc Astérix - "nous n'avons aucune nouvelle des femelles, notamment de Femke" - ne soient, elles aussi, utilisées à des fins de reproduction.

Contactée, la direction du parc Astérix "ne souhaite pas commenter ces informations pour garantir la fluidité et la sécurité des transferts. On préfère garder la destination et la date des transferts confidentielle. On a dit que les transferts se feraient d'ici deux mois. On reste là dessus. Mais on ne vend pas nos dauphins : la vente d'animaus sauvages est interdite par la loi. Contrairement à ce que dit One Voice, le parc n'a pas vendu deux mâles en 2016 à un delphinarium grec. Le parc ne se fait pas d'argent sur le dos de ses animaux. Les mâles ont été donnés au parc grec. Tous les transferts sont régis par l'European Association for Aquatic Mammals qui contrôle que personne ne fait ce qu'il veut des animaux sauvages"

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