10 ans du Louvre-Lens : le musée en cinq chiffres marquants

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Le "deuxième Louvre" fêtera sa décennie le 4 décembre 2022, jour de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs. Nombre de visiteurs, public de proximité, dynamisme touristique... Voici cinq chiffres à découvrir sur le musée.

Il y a dix ans, c'était un défi. Cinq millions de visiteurs plus tard, c'est une réussite. Dimanche 4 décembre, à l'occasion du jour de fête de la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, le musée du Louvre-Lens fêtera sa première décennie. Retour sur les chiffres marquants de ce début de vie.

5 millions de visiteurs

Le musée du Louvre Lens peut s'enorgueillir d'accueillir près de 550 000 visiteurs chaque année. "Le pari de la quantité de public est tenu", s'est félicité sa directrice, Marie Lavandier, sur France Inter. A titre de comparaison, le musée Pompidou à Metz réalise environ 300.000 entrées annuelles.

Le 5 millionième visiteur a franchi les portes de l'établissement en novembre dernier. Il s'agit de Louna, une jeune fille de 11 ans, soit presque l'âge du musée. Le public scolaire représente d'ailleurs une partie non-négligeable, avec 100.000 entrées rien que pour l'année 2019.

70% de visiteurs issus de la région

Ce chiffre montre la réussite du choix de démocratisation de la culture portée par le Louvre Lens et ses équipes. Car exposer des œuvres d'art au cœur du bassin minier avait, de prime abord, de quoi intimider la population locale, alors que la sous-préfecture ne comptait ni musée, ni cinéma, au moment de sa candidature, en 2003.

Et pourtant, les locaux semblent s'être appropriés les lieux au fil du temps. Près des trois-quarts des visiteurs proviennent de la région Hauts-de-France et environ 20% de la seule agglomération de Lens-Liévin. Autre signe distinctif de cette stratégie de proximité: ici, 23% des visiteurs sont ouvriers ou employés, contre 13% de moyenne nationale.

1/3 du personnel est chargé de la médiation

Si vous n'allez pas au musée, le musée viendra à vous. De gros efforts sont faits par le musée pour décloisonner la culture. Pour ce faire, près d'un tiers des équipes est chargée de la relation avec le public. 30 médiateurs sont occupés à "aller vers" les populations les plus hermétiques à ce genre de lieu.

Le dispositif du Louvre "hors les murs" est l'illustration de cette volonté de rendre l'art accessible à tous. Le musée n'hésite pas à investir les écoles ou les centre commerciaux, comme à Noyelles-Godault depuis six ans ou encore à Euralille plus récemment.

Avec l'Egyptobus, sorte de car podium, la dernière exposition sur Champollion et les hiéroglyphes a également pu voyager à travers le Pas-de-Calais, pour raconter l'Egypte antique au plus près des gens, et notamment des jeunes.

20% de hausse du prix des nuits d'hôtel

Il y a dix ans, le "deuxième Louvre" a pris ses quartiers sur le carreau de l'ancienne fosse 9 des mines de Lens, au cœur des corons, dans un décor post-industriel miné par le chômage. Aujourd'hui le musée joue un rôle de locomotive pour redynamiser la région.

"Evidemment, transformer un territoire qui était mono-industrie pendant un siècle prend du temps", concède Marie Lavandier, directrice du Louvre Lens, qui se réjouit malgré tout des signes de mutation profonde. Par exemple, la proportion d'habitants diplômés de l'enseignement supérieur a augmenté de 40% entre 2008 et 2018 et le chômage recule.

Lens, qui perdait des habitants depuis les années 1960, en regagne depuis 2016, se réjouit aussi le maire (PS) Sylvain Robert. "On voit que l'approche des promoteurs est différente, des opérations de plus grande ampleur se font plus naturellement grâce à la visibilité apportée par le musée", explique-t-il.

Autre preuve de cette attractivité naissante, entre 2012 et 2019, les nuitées hôtelières ont augmenté de 20% dans le bassin minier. Distant du musée de 2km, le centre-ville semble toutefois rester un peu à l'écart. Beaucoup de boutiques y sont fermées.

23 expositions depuis 2012

C'est l'exposition Renaissance : Révolutions dans les arts en Europe 1400-1530 qui a inauguré le musée le 12 décembre 2012. S'en est suivi plus d'une vingtaine d'expositions temporaires, à la croisée des cultures et des époques.

De la plongée dans la civilisation mésopotamienne, à la découverte des hiéroglyphes, en passant par un hommage à la couleur noire du charbon, les thématiques sont éclectiques. 

En parallèle, la Galerie du Temps est ouverte en continu et gratuit. Dans cette vaste salle se déploient des millénaires de création humaine, grâce à des oeuvres prêtées par le Louvre et le Quai Branly, d'un sarcophage égyptien à un tableau de Fragonard.

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