Incendie de l'école Jean Macé à Lens : les parents d'élèves se mobilisent et l'enquête met en cause deux mineurs

Alors que l'enquête a mis en cause deux mineurs de 15 et 16 ans, les parents d'élèves de l'école Jean Macé à Lens ont organisé un barrage filtrant ce vendredi matin pour dénoncer l'insécurité du quartier.
Devant l'école Jean Macé ce vendredi 10 septembre.
Devant l'école Jean Macé ce vendredi 10 septembre. © Jennifer Lardemer

Les parents d'élèves de l'école primaire Jean Macé, incendiée lundi 6 septembre dans la soirée, se sont mobilisés au matin de ce vendredi 10 septembre, dès 8h30.

En se rassemblant devant l'école et en filtrant le passage, ils tentent de faire entendre deux revendications : premièrement, certains d'entre eux estiment que le feu aurait pu être évité si, comme ils le demandaient depuis plusieurs mois, un local poubelles avait été construit. Ce sont en effet au niveau des containers poubelles, situés dans la cour de l'école et positionnés contre le gymnase, que le feu a pris. Un même incident avait déjà été signalé en juin mais le feu avait rapidement été éteint.

Enfin, ils jugent que de trop nombreux actes d'incivilités ont cours depuis quelques temps devant l'école et dans l'ensemble du quartier attenant : débris de verre et de capsules de protoxyde d'azote (utilisé comme gaz hilarant), feu d'artifice nocturne, ... : "stop à l'insécurité dans nos quartiers", "stop au vandalisme", était-il notamment écrit sur les pancartes. Le maire de Lens, Sylvain Robert, était présent sur place. 

Les parents d'élèves ont tenu à montrer leur mécontentement, ce vendredi 10 septembre.
Les parents d'élèves ont tenu à montrer leur mécontentement, ce vendredi 10 septembre. © Jennifer Lardemer

Judiciairement, l'enquête avance : ce sont bien six personnes qui avaient été placées en garde à vue mercredi 8 septembre. Quatre d'entre elles ont été levées rapidemment. Les deux autres ont abouti à la mise en examen de deux mineurs : un de 16 ans et demi, sans antécédent judiciaire, et un autre de 15 ans et demi. Ce dernier était déjà sous le coup d'une mesure éducative par le juge des enfants dans le cadre d'une autre affaire. 

Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi pour les chefs de destruction volontaire par incendie, annoncé le parquet de Béthune. La détention provisoire et le placement sous contrôle judiciaire vont être demandés, respectivement pour le mineur de plus de 16 ans et pour celui de 15 ans.

Il ne reste rien de la salle de sports de l'école Jean Macé, classé comme monument historique, détruite par les flammes. Mais les salles de classes n'ont pas été touchées : jeudi, les élèves sont retournés à l'école. 

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