Loos-en-Gohelle : après le charbon, la ville est devenue un laboratoire de la transition écologique

Aux pieds des plus grands terrils d'Europe, Loos-en-Gohelle est devenu un modèle pour les villes en transition écologique. Sous l'impulsion du maire, les habitants suivent et y trouvent tous des bénéfices.

Loos-en-Gohelle
Loos-en-Gohelle © MaxPPP
Nichée aux pieds des plus grands terrils d'Europe, la ville de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et ses 7000 habitants font figure de laboratoire de la transition écologique. 

Un changement impulsé par le maire, Jean-François Caron, qui termine son troisième mandat. Trente ans après la fermeture de la mine de charbon, la ville "essaye de passer du noir au vert", résume l'édile au micro de France 2.
 

Même l'église est mise à contribution : son toît, recouvert de panneaux solaire, permet à la ville de revendre de l'électricité, et rammène "à peu près 5000 euros par an dans le budget municipal", détaille Jean-François Caron. 
 

Réduction des factures

Les citoyens sont donc incités à participer à la transition. Les habitants ont même pu prendre des parts dans la société chargée d'équiper en panneaux solaires tous les bâtiments municipaux.
 
Le toit de l'église a été entièrement recouvert de panneaux solaires.
Le toit de l'église a été entièrement recouvert de panneaux solaires. © Frederik Giltay


"La collectivité aurait pu porter seule le projet, mais ça aurait augmenter les impôts locaux et ça n'avait plus le même intérêt du partage avec les citoyens, et d'action citoyenne", explique Jean-Luc Mathé, un des 200 habitants à avoir investi. Au total, les habitant ont apporté 40 000 euros au "plan solaire" de la ville. 

Par ailleurs, tous les logements sociaux doivent respecter des normes écologiques, et la différence se voit sur la facture, avec des économies allant jusqu'à 1300 euros par an. Dans une ville où 60% des habitants n'est pas imposable, le calcul est vite fait. 

Le passage au bio

La transition écologique gagne également les agriculteurs. Sur quinze exploitations, cinq sont passées au bio. Pour les inciter, la mairie leur a confié gratuitement des terrains, à condition que ce soit bio. Pierre Damageux, qui produit des endives, ne regrette pas : "au niveau revenu, forcément il y a une amélioration, mais la contrepartie, c'est qu'il y a plus de temps à passer, c'est très chronophage", explique-t-il. 

Si la transition écologique a créé des emplois, avec un taux de chômage quatre à cinq points inférieurs à celui des communes avoisinantes, elle ne fait pas de miracle non plus. "Je dirais pas que ça a transformé le territoire et que ça a créé 1000 emplois, mais ca a créé de l'emploi en plus de sbénéfices pour les habitants", résume le maire.
 
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