Pas-de-Calais : une embarcation à la dérive secourue en mer par un navire de pêche boulonnais

Le Sacré Coeur de Jésus a remorqué l'embarcation à la dérive jusqu'au port de Boulogne-sur-Mer. / © Préfecture maritime
Le Sacré Coeur de Jésus a remorqué l'embarcation à la dérive jusqu'au port de Boulogne-sur-Mer. / © Préfecture maritime

Une embarcation semi-rigide avec à son bord deux personnes, partie dans la soirée d'une plage du Pas-de-Calais, a dû être secourue dans la nuit par un navire de pêche. Les deux personnes, de nationalité ukrainienne, ont été remises à la police aux frontières. 

Par France 3 Hauts-de-France

Vers 21h mardi soir, les autorités ont été prévenues du départ depuis une plage du Pas-de-Calais, d'une embarcation semi-rigide avec deux personnes à son bord. 

Rapidement, une vedette des douanes et une vedette côtière de surveillance maritime de la gendarmerie sont parties à la recherche du bateau pneumatique, qui avait pu être repéré par les radars du dispositif de séparation du traffic (DST) du Pas-de-Calais.

Mais vers 22h15, le contact visuel était perdu. 


Deux Ukrainiens voulaient traverser la Manche

Ce n'est qu'à deux heures du matin que le CROSS Griz-Nez était averti par un navire de pêche, qui avait repéré l'embarcation, avec à bord deux personnes faisant des signes de détresse. Le chalutier a pu remorquer les naufragés jusqu'au port de Boulogne-sur-Mer, où ils ont été remis vers 2h30 à la police aux frontières. 

De nationalité ukrainienne, les deux hommes auraient eu besoin d'un visa spécial, s'ils avaient voulu se rendre en Angleterre par les voies de transport officielles, indique le parquet de Boulogne.

"La Manche et la mer du Nord sont en effet des mers où la navigation est difficile (conditions météorologiques souvent dégradées, vents et courants importants, hauts fonds) et le détroit du Pas-de-Calais se caractérise par un trafic maritime extrêmement dense. Ces conditions difficiles sont renforcées par un brouillard très épais. Dans tous les cas, la température de l’eau y est basse, diminuant considérablement la durée de survie d’une personne tombée à la mer", rappelle la préfecture maritime dans un communiqué. 

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