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L'Airbus A380, en partie construit à Méaulte (Somme), fête ses 10 ans

Le 27 avril 2005, Airbus effectuait le premier vol test de son A380 au départ de Toulouse. Le plus gros avion civil jamais construit est coproduit par l'usine Stelia de Méaulte, près d'Albert dans la Somme.

Un A380 de la compagnie British Airways.
Un A380 de la compagnie British Airways. © MARK WILSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Vous vous en souvenez certainement. A sa sortie, l’A380 était une fierté européenne et particulièrement française. Le plus grand avion commercial jamais construit était produit par Airbus. C’était il y a 10 ans.

Le 25 avril 2005, 50.000 personnes s’étaient pressées autour des pistes de l’aéroport de Toulouse pour admirer le premier décollage du monstre. Un événement qui était même retransmis en direct dans le centre-ville de la ville rose, place du Capitole.

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Les 10 ans de l'A380

La Picardie a du nez


Aujourd’hui, un A380 décolle ou atterrit dans le monde toutes les 4 minutes. 156 unités sont en circulation et 317 ont été commandées. Airbus annonce que son gros jouet a 40 ou 50 années d’existence devant lui.

De quoi faire le bonheur des salariés Stelia (ex-Aérolia) de Méaulte, dans la Somme. Ce sont eux qui fabriquent les nez des A380. La Matinale de France 3 Picardie s'était rendu sur le site en janvier 2014.

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Picardie Matin chez Aérolia

Menacé par la concurrence ?


L’A380 ne se vend plus. Pas une commande depuis deux ans. En cause : le coût du carburant et avec lui la concurrence des avions basse consommation, comme l’A320neo qui connaît un immense succès. De quoi inquiéter les salariés de Méaulte.

Heureusement, l’usine picarde n’est pas en reste. En fabriquant la tête des avions, elle a un rôle essentiel à jouer, l’aérodynamisme étant un facteur déterminant de la consommation énergétique. Or le site de Méaulte participe notamment à la production de l’A350, qui consomme 25% moins que son concurrent, le Boeing 777, grâce à ses lignes et à sa construction en matériaux composites qui allège l’avion.

L'A380 a probablement été lancé dix ans trop tôt.


Quant à l’A380, le pdg d’Airbus affiche sa confiance dans une interview aux Echos, le 13 avril. S'il admet que cet avion a "probablement été lancé dix ans trop tôt" - le marché des très gros porteurs ne s'est pas autant développé qu'imaginé -, Fabrice Brégier annonce que le programme A380 "sera enfin à l'équilibre cette année" et qu'il "n'est donc nullement question de renoncer à l'A380". Pour lui, l'enjeu est seulement de rester à l'équilibre et pour cela de "redynamiser le marché". "Nous avons déjà des solutions pour le rendre plus attractif économiquement, en augmentant le nombre de sièges tout en conservant (son) niveau de confort", révèle le pdg du groupe européen.
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