"Qu'est-ce qu'on attend ?" Dans une interview pour le JDD, Xavier Bertrand presse le président, Emmanuel Macron

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Écrit par Noémie Javey .

Dans une interview donnée au Journal du Dimanche, Xavier Bertrand monte au front contre l'exécutif. Il reproche une lenteur dans les mesures de relance et fait des propositions pour éviter un chômage de masse à la rentrée 2020. 

"Ce n’est pas quand un tsunami arrive sur la plage qu’il faut dire : ‘on va se préparer.’ C’est maintenant qu’il faut un plan de relance : qu’est-ce qu’on attend ?" tonne Xavier Bertrand dans une interview pour le Journal du Dimanche publiée ce 12 juillet



Le président de la région Hauts-de-France ne mâche pas ses mots concernant le président de la République. "Les gens n'attendent pas des envolées lyriques, mais des mesures concrètes. L'urgence absolue, c'est l'emploi, l'emploi, l'emploi !"



L'urgence, selon lui, c'est l'annonce de Bruno Le Maire de "800 000 demandeurs d'emplois de plus d'ici la fin de l'année. [...] Le combat que nous aurons à mener à partir de la rentrée, c'est contre le chômage de masse."

Des mesures pour relancer l'économie



Pour y faire face, il fait plusieurs propositions. Tout d'abord, à l'encontre des jeunes. 



Pour "éviter une génération sacrifiée", il propose d'instaurer un contrat d'accès à l'emploi pour les jeunes. En échange d'une proposition d'un CDD d'au moins 6 mois ou d'un CDI pour un jeune de moins de trente ans ayant un salaire équivalent à moins de deux SMIC, l'entreprise serait exemptée de charges patronales et salariales. Elle recevrait respectivement une prime de 5 000 et 10 000 euros. 



Il chiffre ces mesures à "environ 10 milliards d'euros". Un montant "important, mais l'effondrement économique et social est un péril bien plus grave et plus imminent que la dette", estime-t-il. 



Concernant les indépendants qui risqueraient de se retrouver sans revenu, il propose la mise en place d'une garantie revenu-formation, leur permettant d'être formés et non mis au chômage. 

Dans les secteurs en difficulté du fait de l'épidémie de coronavirus comme les restaurants et le bâtiment, il souhaite baisser la TVA à 5,5 % dès le 1er août pendant douze mois. 



Il demande aussi au président de la République d'annuler les charges pour les toutes petites entreprises (TPE) et de transformer les PGE (prêts garantis par l'Etat) en fonds propres pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI).

Un plan de relance d'1,3 milliards d'euros pour les Hauts-de-France

Fin juin, le président de la région Hauts-de-France avait fait voter un plan de relance d'1,3 milliards d'euros. La Région compte, entre autres, à travers ce plan de relance, qui se veut écologique (pacte productif régional durable) :
  • augmenter différentes subventions aux entreprises
  • donner des aides directes aux entreprise
  • mettre en place des crédits particuliers et des fonds différents selon la taille des entreprises
  • encourager le coworking et le télétravail
  • geler les tarifs des cantines
  • geler le tarif des des TER
  • maintenir la gratuité des transports scolaires pour les cinq départements.
  • financer l'achat de véhicules à hydrogène
  • développer l'énergie photovoltaïque
  • accueillir plus de stagiaires à la Région
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